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vendredi 2 décembre 2011

Angie a raison !

Merkel Sarkozy

En pleine crise de l’euro, alors que le gouvernement français freine des quatre fers, la chancelière allemande, Angela Merkel, s’inscrit dans une démarche visant à donner davantage de pouvoir aux institutions européennes. Et si le chef de l’Etat reste frileux à l’idée de concéder certains pouvoirs à l’Europe, préférant s’accrocher à sa souveraineté, des experts en économie et en politique européenne français, font le choix de soutenir Angela.

Sans détour en effet, Robert Rochefort, Eurodéputé et vice-président du Modem, et Stéphane Cossé, membre du comité d’orientation d’Europa Nova, soutiennent dans une tribune parue sur lemonde.fr le 1er décembre, qu’ « Angela Merkel a raison » et plaident « pour un fédéralisme fiscal ».

Selon eux :

  • « L’union monétaire exige un transfert significatif de souveraineté budgétaire des Etats membres vers les institutions européennes ».
  • La France a « raison d’exiger des concessions de l’Allemagne », mais elle doit toutefois « assouplir son dogmatisme, en particulier sur la limitation des missions de la Banque centrale européenne (BCE) ».
  • La France « doit pousser à une plus grande harmonisation fiscale pour éviter le dumping qui favorise les pays moins-disants ».
  • La France doit « être ouverte sur la mise en œuvre d’une mutualisation de la dette souveraine au sein de la zone euro, même si cela peut vouloir dire que l’Allemagne, au nom de la solidarité au sein de la zone, paie plus cher ses taux d’intérêt ».

Faisant face à une opinion tentée par le repli, Angie apparaît bel et bien comme la grande « courageuse » en portant des propositions de réformes des traités européens en totale « cohérence avec ce qui devrait être un véritable fédéralisme fiscal, pilier incontournable de l’Union monétaire ».

Stéphane Cossé et Robert Rochefort estiment qu’ « il est dans la logique des choses que les instances européennes soient dotées d’un super-commissaire européen, ministre de l’économie et des finances, capable de dire non à une loi de finances nationale qui remette en cause les orientations budgétaires communes européennes ». Ce ministre aurait « le pouvoir de faire appel à la Cour européenne de justice en cas de conflit avec un Etat membre ». Il « pourrait gérer une agence européenne de la dette qui émettrait des émissions mutualisées au sein de la zone euro ».

Ils plaident pour que soit favorisée « l’élection au suffrage universel d’un président de la Commission et du Conseil réunis » et que les pouvoirs du Parlement européen soient renforcés « afin que lui soit enfin reconnu le droit d’initiative législative ».

Peut-être serait-il bénéfique finalement, que nous acceptions, sans crispation, de suivre l’Allemagne sur ce coup là…

vendredi 21 janvier 2011

Angela Merkel veut sauver l'euro (et la Grèce)


Information de La Tribune : soumise à la pression de l'opinion, la chancelière allemande Angela Merkel prône un "gouvernement économique" de la zone euro à l'allemande. L'Allemagne va-t-elle gouverner la zone euro ? La Tribune évoque (avec humour et trait d'esprit, pour changer) la quasi officialisation de "l'Union europallamende". On attend les réactions de Christine Lagarde, pour qui (elle ne cesse de le répéter pour s'en convaincre) tout va bien dans la zone euro.

La prise de conscience de l'inévitable restructuration de la dette grecque, et donc, de la première mise à contribution de l'Allemagne va conduire Angela Merkel à poser ses conditions à ses partenaires européens. Dans une interview dans l'hebdomadaire Stern, la chancelière affirme ainsi qu'elle "fera le nécessaire pour sauver l'euro" et qu'il n'est "pas question de revenir au deustche mark". Mais le prix à payer sera celui d'une "plus forte coordination des politiques sociales et fiscales, des droits du travail et de l'évolution des salaires dans la fonction publique".

La chancelière donne un exemple concret : l'âge légal de départ à la retraite. "Il doit y avoir dans chaque pays une relation entre cette âge et l'évolution de l'espérance de vie". "On ne doit pas seulement en parler, il faut également le réaliser concrètement", prévient la chancelière. Autrement dit, ce sont bien les recettes allemandes que Berlin entend administrer à l'ensemble des pays de la zone euro. Cette fermeté est le seul moyen pour Angela Merkel de faire accepter à sa coalition et à l'opinion la contribution de l'Allemagne au sauvetage de la monnaie unique.