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mardi 5 juin 2012

Le PDG de Goldman Sachs accable le fraudeur Rajat Gutpa

Le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein (qui a avoué accomplir l’œuvre de Dieu), a confirmé le 4 juin devant un tribunal de New York que l'ancien administrateur de la banque d'affaires,  Rajat Gupta, soupçonné de délit d’initié, avait pris part régulièrement à des réunions ultra confidentielles du conseil.

Lloyd Blankfein, PDG de Goldman Sachs et artisan de Dieu.

C'est la deuxième fois que le patron de Lloyd Blankfein témoigne dans l'affaire Gupta, grand nom de la finance aux États-Unis, âgé de 63 ans, d'origine indienne, accusé d'avoir transmis des informations confidentielles à son ami et partenaire en affaires, le milliardaire d'origine sri-lankaise Raj Rajaratnam qui se serait appuyé sur ces conseils pour réaliser des opérations financières. Rajaratnam est le patron fondateur du fonds d'investissement Galleon, et a été condamné le 13 octobre dernier à 11 ans de prison.

Évoquant une réunion stratégique organisée par la puissante banque à Saint Pétersbourg en Russie, Lloyd Blankfein a déclaré : "le fait que cela fasse partie de la réunion du conseil d'administration signifiait que c'était confidentiel".

La défense de Gupta affirme de son côté que le financier, qui clame son innocence, n'a jamais tiré profit des faits qui lui sont reprochés et lundi devant le tribunal son avocat, Gary Naftalis, a reproché à l'accusation de "présenter une affaire sur la base de rumeurs".

lundi 4 juin 2012

Un homme manifeste devant la Société Générale. La justice le soutient

Depuis treize jours, de 7h45 à 18h15, Bruno Boulefkhad fait le siège de la Société Générale située place de la Liberté à Lons-le-Saunier (Jura), avec une pancarte « Stop aux abus bancaires, cette banque a coulé mon entreprise en pratiquant le crédit ruineux ».

Bruno Boulefkhad devant la Société Générale.

La banque a assigné en référé ce père de famille de 48 ans, pour mettre un terme à ce « trouble manifestement illicite » qui nuit à son image. Mais dans sa décision, la juge des référés du tribunal de Lons-le-Saunier a estimé que le « caractère illicite de cette situation » n'avait pas été prouvé, « tandis que M. Boulefkhad se tient en dehors des locaux de la banque ». « Mon client se trouve sur le domaine public et il ne fait qu'exercer son droit d'occuper et son droit de s'exprimer », a estimé de son côté l'avocat du chef d'entreprise, Me Jean-Philippe Narjoz-Delatour.

« C'est de l'escroquerie ! »


Selon son avocat, deux autres procédures sur le fond opposent M. Boulefkhad à la Société générale, l'une devant le tribunal de grande instance et l'autre devant le tribunal de commerce. La société de vente de voitures d'occasion de M. Boulefkhad, Flash Auto, a en effet été placée en liquidation judiciaire début 2012. « Fin 2008, la crise automobile et la prime à la casse, qui a plombé la vente de voitures d'occasion, ont fait chuter mes ventes », a expliqué l'ancien chef d'entreprise. « La Société générale m'a obligée à transformer environ 350.000 euros d'encours bancaires (dettes) en crédits amortissables sur trois ans alors qu'elle savait que je ne pourrais pas les rembourser. Le tout en se servant des garanties bancaires de l'entreprise publique Oséo. C'est de l'escroquerie ! », estime l'homme qui se dit « à bout ».

Sources : cbanques.com et  franche-comte.france3.fr

lundi 30 avril 2012

Un ex-banquier de Goldman Sachs parie sur l'Europe

C'est un banquier comme les rêve Hollywood. Avec ses chemises blanches amidonnées, ses 54 ans sportifs, son débit rapide et la maîtrise jusqu'à la dernière décimale des arcanes des bilans, Christopher Flowers incarne le financier de Wall Street guindé et sûr de lui. Or, voilà que l'ex-associé de la banque Goldman Sachs, brillamment reconverti dans le capital-investissement, a décidé de se transférer avec armes et bagages à Londres "pour parier sur l'Europe", affirme, jeudi 26 avril, le Financial Times.



"Aux yeux de M. Flowers, un spécialiste des institutions financières, le secteur bancaire européen va devoir se séparer d'actifs pour renforcer ses ratios de capitaux. Ces avoirs périphériques seront vendus au rabais " : selon Peter Hahn, professeur à la Cass Business School, le vétéran de Wall Street entend racheter bon marché des institutions financières sous-évaluées pour les redresser au forceps avant de les revendre rapidement au plus cher, en empochant la plus value.

L'intérêt que porte Chris Flowers au secteur financier européen n'est pas surprenant. Fondée en 2000, sa société J. C. Flowers & Co possède déjà une kyrielle de participations dans des organismes financiers européens de taille moyenne. Récemment, la société de "private equity" a acquis un courtier italien, une petite compagnie d'assurance belge, une banque hypothécaire allemande et une caisse immobilière britannique. Elle vise désormais les établissements non bancaires, à l'instar des compagnies d'assurance.

Le nouveau tropisme européen de ce financier rusé et ambitieux n'est pas dénué d'arrière-pensées. De mauvais placements ont pénalisé la performance de ses fonds d'investissements aux États-Unis comme dans les pays émergents. Le flux de fusions-acquisitions, son autre fonds de commerce, s'est tari. Surtout, J.C. Flowers a perdu des plumes dans la faillite, en 2011, du courtier new-yorkais MF Global, présidé par son compère et mentor, l'ancien PDG de Goldman Sachs, Jon Corzine.

Source : Le Monde

mercredi 11 avril 2012

Spéculer sur la dette française à partir du 16 avril ?

13 ans après la disparition du MATIF, le marché à terme des instruments financiers, une semaine avant les élections Française, tous les spéculateurs du monde entier pourront facilement vendre à découvert de la dette française. Facilement. A coûts bas. Et avec un effet de levier maximum.


A partir du 16 Avril, tout le monde pourra spéculer contre la dette Française

C'est une annonce qui est passée relativement inaperçue. Le 16 Avril, soit, quelle coïncidence, une semaine avant le premier tour des élections françaises, le marché des dérivés, l'Eurex, va ouvrir un contrat à terme sur les emprunts d’État français.. Qu'est ce que cela veut dire? Très simplement. Jusqu'à présent, si vous vouliez spéculer contre la dette Française, vous n'aviez que deux moyens : acheter des CDS, ces fameux contrats d'assurance contre la faillite, ou vendre à découvert des emprunts d'état Français, deux moyens destinés aux grandes institutions financières et aux gros fonds spéculatifs et qui nécessitaient de gros moyens.

Avec l'ouverture de ce contrat, ce sera plus facile

Tout le monde ou presque pourra acheter ou vendre à découvert des emprunts d’État Français. Facilement. Et en plus avec un effet de levier de 20. C'est-à-dire qu'avec 50,000 euros seulement vous pourrez vendre à découvert 1 million d'euros d'emprunts d’État Français. C'est l'arme idéale pour attaquer la France. Cela fait plus de 13 ans qu'avec la disparition du MATIF, le marché à terme des Instruments Financiers, on ne pouvait plus spéculer contre la France aussi facilement.

On va dire que c'est une simple coïncidence. Que c'est un hasard si quelques jours avant les élections Françaises, les spéculateurs du monde entier se dotent d'une arme fatale, bon marché, et à fort effet de levier pour s'attaquer à la dette Française. Il n'y a pas de complot. Rassurez-vous. Dormez tranquille. Il ne se passera rien…

Source : Monfinancier.com

vendredi 23 mars 2012

Greg Smith, Goldman Sachs et le New York Times

Voici la traduction de la tribune de Greg Smith, ex-responsable de 33 ans des produits dérivés pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient de Goldman Sachs, qui avait écrit le 14 mars dans le New York Times une tribune assassine sur la banque. Ce qu'on savait déjà. Mais cela ne fait pas de mal d'avoir des témoignages d'employés de Goldman Sachs, une banque qui, selon Greg Smith, n'hésite pas à vendre des produits inadaptés à ses clients du moment que le profit est au rendez-vous.

greg smith goldman sachs
Greg Smith, héros tricard à vie à Wall Street.

Aujourd’hui, c’est mon dernier jour chez Goldman Sachs. Après presque 12 ans passés dans l’entreprise – d’abord comme stagiaire, l’été, tout en étudiant à Stanford, puis à New York pendant 10 ans, et maintenant à Londres – je crois que j’y ai travaillé assez longtemps pour pouvoir expliquer sa culture d’entreprise, parler de ses employés et de son identité. Et, pour être honnête, je peux dire que l’environnement de travail y est désormais toxique et destructeur comme jamais auparavant.

Pour décrire le problème dans les termes les plus simples, les intérêts du client demeurent très éloignés de la façon dont l’entreprise fonctionne et gagne de l’argent. Goldman Sachs est l’une des banques d’investissement les plus puissantes et les plus importantes au monde, mais elle est bien trop intégrée à la finance mondiale pour se permettre de continuer à agir de la sorte. L’entreprise a tellement changé depuis que je l’ai rejointe, dès la sortie de l’université, que je ne peux plus, en toute conscience, dire que je m’identifie à ce qu’elle représente.

culture entreprise
La culture d'entreprise, c'est bath !

Cela pourrait sembler surprenant à un public sceptique, mais la culture d’entreprise a toujours été une part essentielle de la réussite de Goldman Sachs. Travail en équipe, intégrité, humilité, et intérêt du client érigé en principe. La culture d’entreprise était l’ingrédient secret qui a fait de cette entreprise un haut lieu de la finance mondiale et nous a permis de gagner et conserver la confiance de nos clients durant 143 ans. Il ne s’agissait pas seulement de gagner de l’argent, ce qui ne suffirait pas à maintenir pérenne une entreprise si longtemps. Cela avait à voir avec un sentiment de fierté et de loyauté envers l’entreprise. Je suis triste, lorsque je regarde autour de moi aujourd’hui, de ne voir presque plus trace de cette culture qui m’a fait tant aimer travailler au sein cette entreprise pendant ces nombreuses années. Je n’ai plus cette fierté, ni cette loyauté.

Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Durant plus d’une décennie, j’ai recruté et encadré les candidats tout au long de notre épuisant processus de recrutement. J’ai été choisi pour faire partie des 10 personnes (sur une entreprise en comptant de plus de 30 000) qui apparaissent sur notre clip vidéo de recrutement, lequel est diffusé sur tous les campus universitaires que nous visitons à travers le monde. En 2006, j’ai géré le programme des stages d’été de vente et de négociation à New York pour 80 étudiants du cycle supérieur, 80 étudiants sélectionnés parmi des milliers.

Je savais qu’il était temps de partir quand j’ai réalisé que je ne pouvais plus regarder les étudiants dans les yeux et ne pouvais plus leur dire que c’était l’endroit idéal pour travailler.

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Lloyd Blankfein, bientôt dans l'Enfer de la Divine Comédie de Dante.

Lorsque l’on écrira l’histoire de Goldman Sachs, on pourra indiquer que le PDG actuellement en poste, Lloyd C. Blankfein, et le président du conseil, Gary D. Cohn, ont laissé se perdre cette culture d’entreprise sous leur mandat. Je crois vraiment que ce déclin éthique de la firme représente la seule véritable menace pour sa survie à long terme.

Au cours de ma carrière, j’ai eu le privilège de conseiller deux des plus grands hedge funds de la planète, cinq des plus grands gestionnaires d’actifs des États-Unis, et trois des fonds souverains les plus importants du Moyen-Orient et d’Asie. Mes clients possèdent des actifs pour un total de plus de 1000 milliards de dollars. J’ai toujours eu beaucoup de fierté à les conseiller et à faire ce que je crois profitable pour eux, même si cela signifiait moins d’argent pour l’entreprise. Ce point de vue est de plus en plus impopulaire chez Goldman Sachs. Un autre signe qu’il était temps de partir.

Comment en sommes-nous arrivés là ? La firme a changé la façon dont elle concevait le leadership. Auparavant, le leadership c’était donner des idées, donner l’exemple et prendre les bonnes décisions. Aujourd’hui, si vous rapportez simplement assez d’argent à l’entreprise (sans que vous n’ayez tué personne), plus vous serez promu aux plus hautes responsabilités.

Désormais, quelles sont les trois façons de faire pour devenir rapidement un leader?

  1. Il faut promouvoir les « orientations » de Goldman Sachs, autrement dit, pousser ses clients à acheter des actions ou d’autres produits financiers dont nous essayons de nous débarrasser, parce qu’ils n’ont qu’un faible potentiel de rendement.
  2. “Elephants Hunt” en anglais, « La chasse aux éléphants” : convaincre ses clients – certains intelligents, d’autres moins – de négocier en Bourse ce qui rapportera le plus de profits à Goldman Sachs. Vous pouvez me trouver démodé, mais je n’aime pas vendre à mes clients un produit qui n’est pas adapté pour eux.
  3. Se trouver un poste où votre travail consiste à vendre un produit opaque, non liquide ayant un acronyme composé de trois initiales.

Aujourd’hui, beaucoup de ces directeurs n’adhèrent plus du tout à la culture Goldman Sachs. J’assiste à des réunions de vente de dérivés où pas une seule minute n’est consacrée à rechercher comment nous pouvons aider nos clients. Il s’agit essentiellement de trouver comment on peut leur soutirer plus d’argent. Si vous étiez un Martien débarquant dans une de ces réunions, vous ne pourriez pas croire que le succès d’un client ait pu faire partie du processus de réflexion.

muppets goldman sachs
Muppets ("guignols") : les clients vus par les banksters de Goldman Sachs.

Ça me rend malade de voir comment on parle, sans pitié, de « gruger » les clients. Au cours des 12 derniers mois, j’ai vu cinq directeurs généraux différents, quelques fois même dans des emails internes, qualifier leurs propres clients de guignols. Même après les affaires de la SEC, Fabulous Fab, Abacus, God’s work, Carl Levin, Vampire Squid ? Pas d’humilité ? Allons, allons. L’intégrité ? Elle se désagrège. Je n’ai pas connaissance d’éventuels comportements illégaux, mais est-ce qu’on incite les clients à acheter des produits compliqués et lucratifs, alors que ce ne sont pas les produits les plus simples ou ceux correspondant à leurs objectifs ? Absolument. Chaque jour, en fait.

Ce qui me stupéfie, c’est que la haute direction passe outre une vérité fondamentale : si les clients ne vous font pas confiance, ils finiront par cesser de faire des affaires avec vous. Que vous soyez intelligent ou non ne rentre pas en ligne de compte.

Ces jours-ci, la question la plus fréquemment posée par les analystes juniors sur les dérivés est : “Combien d’argent nous sommes-nous fait sur le dos de ce client?” Cela me dérange à chaque fois que je l’entends, car c’est une réflexion qui émane des comportements observés chez leurs dirigeants et qui modèle la façon dont ces analystes juniors vont se comporter. Maintenant, projetez-vous dans 10 ans : vous n’avez pas besoin d’être un génie pour comprendre que l’analyste junior, tranquillement assis dans un coin de la salle, qui entend parler de « guignols », d’«arracher les yeux» et « faire payer » ne va pas exactement se transformer en un citoyen modèle [...]

vendredi 17 février 2012

Encore un délit d'initié chez Goldman Sachs ?

Selon le Wall Street Journal, les États-Unis ont commencé à enquêter sur un possible délit d'initié par un analyste technologique de la banque d'affaires Goldman Sachs. Selon des sources, « l'enquête concerne Henry King, un analyste très en vue parmi les investisseurs du secteur technologique à cause de ses prévisions très justes sur les entreprises ». Des clients de Goldman Sachs se sont vus dire ces dernières semaines que M. King, qui dirigeait l'équipe d'analystes de recherche de la banque à Taïwan, était en congé, à la suite d'un voyage aux États-Unis plus tôt cette année.

lloyd blankfein goldman sachs
Lloyd Blankfein, le minable PDG de Goldman Sachs.

Goldman Sachs s'est refusé à tout commentaire de même que le bureau du procureur fédéral de New York. C'est la première fois que les activités de recherche d'une grande firme de Wall Street sont directement touchées par l'enquête des autorités fédérales sur des pratiques répandues de délit d'initiés, qui dure depuis plus de quatre ans. L'enquête s'était jusqu'à présent surtout focalisée sur les relations entre fonds spéculatifs et cabinets d'experts.

Goldman Sachs avait déjà été impliquée dans l'affaire Galleon, le plus gros délit d'initié jamais mis au jour aux Etats-Unis. Le fondateur de ce fonds spéculatif, Raj Rajaratnam, est aujourd'hui en prison. Un ex-administrateur de Goldman Sachs, Rajat Gupta, est accusé de lui avoir donné des informations confidentielles. Son procès doit s'ouvrir le 9 avril.

lundi 23 janvier 2012

Frédéric Lordon dénonce l'oligarchie financière

Dans son intervention lors de la conférence "Leur dette, notre démocratie", organisée le 15 novembre par Mediapart et Attac, l'économiste Frédéric Lordon, auteur de Capitalisme, désir et servitude. Marx et Spinoza, dénonce l'"oligarchie autistique" qu'est le gouvernement français, ainsi que l'oligarchie financière qui détruit peu à peu le semblant de démocratie en Europe. Déjà une intervention classique.


jeudi 22 décembre 2011

Conférence internationale "Leur dette, notre démocratie" le 15 janvier

En partenariat avec Médiapart, Attac organise le dimanche 15 janvier 2012 à Paris (12è) la conférence internationale "Leur dette, notre démocratie" qui rassemblera des animateurs des luttes sociales et citoyennes et des chercheurs venus de France, d'Europe et d'ailleurs, pour mettre en débat la dette publique, sa légitimité, les mouvements sociaux qui émergent et les stratégies pour refonder l'Europe sur des bases démocratiques.

attac mediapart conference

Déroulé de la journée

- 9h30-12h30 La dette publique contre les peuples : pour l'audit citoyen
- 14h15h30: Indignation et pouvoir des citoyens : refonder la démocratie ?
- 15h45-16h30: Le tribunal populaire des banques (une coproduction théâtrale Attac-Compagnie Naje)
- 16h30-18 h30: Crise européenne : peut on encore éviter le pire ?

Avec notamment : Cristina Asensi (Movimiento 15M, Espagne), Geneviève Azam (Attac), Marie Laurence Bertrand (CGT), Isham Christie (Occupy Wall Street, USA), Philippe Corcuff (sociologue), Thomas Coutrot (Attac), Raquel Freire (Movimento 12 março, Portugal), Susan George, Manolis Glezos, Bernadette Groison (FSU), Nicolas Haeringer (Attac), Jean-Marie Harribey (Attac), Stéphane Hessel , Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Frédéric Lordon (Economistes atterrés), Dominique Plihon (Attac), Yves Sintomer (politiste), Eric Toussaint (CADTM), Aurélie Trouvé (Attac)...

lundi 5 décembre 2011

Dexia ne survivait que grâce à un artifice financier

Selon L’Écho et De Tijd, depuis début septembre, le groupe Dexia ne survivait que grâce à un artifice financier, appelé "asset swaps", en accord avec les banques centrales. D'après L’Écho, "normalement, seuls les actifs liquides, donc aisément échangeables, peuvent être utilisés pour se procurer du financement chez des tiers. Les autres sont inéligibles. L’"asset swap" permet d’échanger ces derniers contre des actifs liquides, moyennant une décote sur leur valeur et le versement d’un intérêt".

Dexia asset swap
Dexia : une "bad bank".

Selon les informations des quotidiens, Dexia traitait ces "asset swaps" directement avec les banques centrales belge et française. La mise sous surveillance négative de l’agence Moody’s, le 3 octobre, a par la suite poussé les banques centrales à "ouvrir les vannes" via leurs crédits d’urgence leur permettant de fournir autant de liquidités que nécessaire. Mais "la fuite des dépôts a poussé cette aide de quelques milliards d’euros à plusieurs dizaines de milliards", jusqu’au démantèlement du groupe

Source : Le Soir.be

jeudi 17 novembre 2011

La franc-maçonnerie européenne de Goldman Sachs par Marc Roche

Marc Roche, auteur de "La Banque - comment Goldman Sachs dirige le monde" (2010) et "Le capitalisme hors-la-loi" (2011) a publié le 16 novembre dans Le Monde un article sur le putsch européen de Goldman Sachs, symbole du banksterisme et de la voyoucratie de l'hyperfinance. En effet, le nouveau président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, le président désigné du conseil italien Mario Monti et le nouveau Premier ministre grec Loucas Papademos sont les figures totémiques de ce maillage serré. Sans compter, Otmar Issing, ex-membre du directoire de la Bundesbank et ancien économiste en chef de la BCE ; et l'Irlandais Peter Sutherland, un administrateur de Goldman Sachs International, qui a participé en coulisses au sauvetage de l'Irlande. Extraits :

Mario Draghi
Mario Draghi, nouveau président de la BCE.

Histoire de la conquête européenne de Goldman Sachs
Un petit retour en arrière s'impose à ce stade. C'est à Londres que l'aventure européenne de GS a commencé dans la foulée du " Big Bang " de 1986, la libéralisation totale de la City. Goldman Sachs International, la première filière à l'étranger, voit le jour. Les premiers conseillers pays non américains sont recrutés. Ces missi dominici doivent se servir de leur carnet d'adresses pour faire connaître la banque, qui est à l'époque un partenariat de taille moyenne sur le continent, l'informer des us et coutumes de la vie des affaires et de la situation politique.

A la fin des années 1980, le groupe s'étend au reste de l'Europe, en particulier en France, en Italie et en Allemagne. Dans l'Hexagone, Jacques Mayoux, ancien président de la Société générale qui fut également le patron du groupe sidérurgique Sacilor, est nommé vice-président de Goldman Sachs Europe. En 2004, Charles de Croisset, ancien patron du Crédit Commercial de France (CCF), lui succède.

Bon nombre de ces nominations ont été supervisées par l'ancien commissaire européen Peter Sutherland. L'Irlandais sait renvoyer l'ascenseur. Ainsi, en mai 2010, il a coopté Mario Monti pour le remplacer à la présidence européenne de la Trilatérale, un des plus prestigieux cénacles de l'élite internationale.

lundi 31 octobre 2011

Les maux de la mondialisation par Jeffrey Sachs

Dans une tribune publiée dans Les Échos, "Mondialisation et bien-être", l'économiste Jeffrey Sachs, consultant spécial du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon, énonce les problèmes majeurs issus de la mondialisation économique. Il dénonce ensuite les erreurs politiques qui ont facilité cette mondialisation destructrice, à savoir l'abandon du rôle de l’État dans l'économie nationale (au moins dans plusieurs pays dont les États-Unis) : antidote à cette dérive libérale financière catastrophique : les pays scandinaves.

jeffrey sachsJeffrey Sachs, enseignant à l'Institut de la Terre à l'Université de Columbia.

Évasion fiscale, inégalité exponentielle et contagion mondiale

Multiplication des possibilités d'évasion fiscale, en raison d'une prolifération rapide de nouveaux paradis fiscaux à travers le monde.

Coexistence de perdants et de gagnants : dans les pays riches, notamment aux États-Unis, en Europe et au Japon, les plus grands perdants sont les travailleurs dont l'éducation est insuffisante pour concurrencer efficacement les travailleurs à bas salaires issus des pays en développement. Les plus durement touchés sont les travailleurs des pays riches qui ne disposent d'aucune formation universitaire. Ils ont été des millions à perdre leur emploi. Quant à Ceux qui ont eu la chance de le conserver, ils ont vu leurs salaires stagner voire diminuer.

Catalyseur de contagion : la crise financière de 2008 a commencé à Wall Street, puis s'est rapidement propagée à l'ensemble de la planète, soulignant la nécessité d'une coopération mondiale en matière de banque et de finance. Le changement climatique, les maladies infectieuses, le terrorisme, et autres maux ignorant les frontières imposent une réponse tout aussi mondiale.

L'erreur : réduire le rôle du gouvernement dans l'économie

Depuis trente ans, les États-Unis s'orientent dans la mauvaise direction, en réduisant le rôle du gouvernement dans l'économie nationale plutôt que de promouvoir les investissements nécessaires à la modernisation de l'économie et de la main-d’œuvre. Les riches en ont bénéficié sur le court terme, en obtenant des allègements fiscaux massifs. Les pauvres en ont souffert par la perte de leur emploi et la diminution des services publics. L'inégalité économique a atteint un niveau jamais vu depuis la Grande Dépression.

barack obama president cigaretteBarack Obama, larbin des banques privées prédatrices.

Après trois années au cours desquelles son administration a dorloté les lobbyistes d'entreprise, Barack Obama a finalement commencé à insister sur la nécessité de voir les riches payer plus d'impôts. Plusieurs gouvernements européens, dont l'Espagne, le Danemark et la Grèce, semblent également prendre la même direction. L'Espagne a récemment imposé un nouvel impôt sur la fortune des contribuables à haute valeur nette. Le Danemark a élu un gouvernement de centre gauche, engagé dans une augmentation des dépenses du gouvernement financée par de nouveaux impôts sur la richesse. Et la Grèce vient de voter une nouvelle taxe foncière pour aider à combler son lourd déficit budgétaire.

Aujourd'hui, les économies les plus prospères du monde se situent en Scandinavie. En ayant recours à des taxes élevées pour financer un niveau élevé de services publics, ces pays sont parvenus à équilibrer prospérité élevée, justice sociale et durabilité environnementale. Telle est la clef du bien-être dans l'économie mondialisée d'aujourd'hui. Peut-être de plus en plus de pays dans le monde - en particulier les jeunes générations -commencent à admettre cette nouvelle réalité.

Nouvelle plainte de BYAF contre Goldman Sachs

Le fonds d'investissement australien Basis Yield Alpha Fund (BYAF) a porté plainte une nouvelle fois contre Goldman Sachs, lui réclamant plus d'un milliard de dollars pour lui avoir vendu des produits financiers à risque.

lloyd blankfeinLloyd Blankfein, PDG-bankster impuni de Goldman Sachs.

Déclarations fausses et trompeuses de Goldman Sachs

Le fonds BYAF, qui avait été débouté en juin devant la justice fédérale américaine, a cette fois porté plainte le 27 octobre devant la justice de l’État de New York. BYAF affirme que Goldman Sachs lui avait fait des déclarations fausses et trompeuses en lui vendant des produits intitulés Point Pleasant et Timberwolf en 2007 : en conséquence BYAF a perdu plus de 67 millions de dollars, plus des dommages substantiels .

Le plaignant réclame en justice à la fois ces fonds perdus, et en plus un milliard de dollars de dédommagements punitifs . En juillet une juge fédérale avait refusé de se saisir de la plainte, invoquant une récente décision de la Cour suprême américaine qui a estimé que les lois américaines sur les produits financiers ne s'appliquaient pas aux transactions effectués à l'étranger.

Pour plus de banksterisme Goldman Sachs, lire également :

- Bankster : Goldman Sachs encore poursuivi par la FED
- Goldman Sachs et la fraude... après Enron et Worldcom
- Le bankster Goldman Sachs mis en examen pour usage de faux
- Goldman Sachs : le salaire de Blankfein va tripler

jeudi 27 octobre 2011

Anonymous veut faire sauter la banque le 5 novembre

Dans la lignée du bankrun prôné par Éric Cantona l'an dernier, le réseau de hacker Anonymous vient de publier un communiqué vidéo dans lequel il invite les clients des banques à retirer leur argent le 5 novembre : "ce 5 Novembre 2011, nous vous invitons à nous rejoindre, pour la journée du Bank Transfer. Nous vous invitons à retirer tous les fonds de votre compte bancaire pour les transférer vers un organisme sans but lucratif de type coopératif. Ensemble, nous allons offrir aux banques une journée qu'elles n'oublieront pas. Elles se souviendront, du 5 Novembre.

Ci-dessous, la vidéo volontiers kitsch des Anonymous :



Le mouvement Bankrun 2010 expliquait déjà l'an dernier : "Nos responsables politiques ne peuvent à la fois répondre aux intérêts des marchés financiers et à ceux des citoyens. Aussi, il est grand temps de leur rappeler au service de qui ils ont été élus".

Rendez-vous le 5 novembre, donc...

mardi 25 octobre 2011

Carte de l'insurrection mondiale contre l'occupation bancaire

Occupy Wall Street aux États-Unis, les Indignés en Europe... La colère populaire monte contre le féodalisme bancaire. On appelle ça la "Global Insurrection Against Banker Occupation", "GIABO" pour les intimes. Ci-dessous, voici une carte répertoriant toutes les villes et les pays en "résistance" : Vancouver, San Francisco, Mexico San Juan, Stockholm, Londres, Madrid, Berlin, Séoul, Hong Kong, Tokyo, Sydney, Auckland... mais également la Mauritanie, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, le Liban, Israël, le Yémen ou l'Irak...

Le mouvement est en plein essor. reste que rien ne passe vraiment en France, pourtant naguère un pays contestataire, parfois sanguinaire... Avec les Français (et leur ministre adoré François Baroin), les banquiers ont encore de beaux jours devant eux !

global insurrection against banker occupationCliquez sur la carte pour l’agrandir.

lundi 24 octobre 2011

Joseph Stiglitz soutient Occupy Wall Street

Joseph Stiglitz
De passage à Paris, Joseph Stiglitz, chef de file des néokeynésiens et prix Nobel d'économie 2001, s'est entretenu aux Echos. Il estime que le mouvement Occupy Wall Street exprime le sentiment d'injustice ambiant envers un secteur financier dont "la contribution nette à la société américaine est négative". Il estime que l'incapacité de Barack Obama à réguler la finance américaine est un de ses échecs majeurs. Cependant, Stiglitz est un peu léger, par exemple, quand il parle du "sentiment d'injustice"des citoyens à l'égard de Wall Street. Ce n'est pas qu'un sentiment, Joseph ! Extraits.

Vous êtes allé soutenir les Indignés de Wall Street la semaine passée...

Oui. Et je vais vous raconter une anecdote à cet égard. Quand je suis allé rendre visite au mouvement "Occupy Wall Street", j'ai voulu prendre la parole. Or, les policiers m'ont interdit d'utiliser un mégaphone ! Alors que c'était un dimanche et que personne n'habite là ! Il y a trop de régulation contre la démocratie, mais pas assez contre Wall Street.

Considérez-vous que l'on n'est pas assez exigeant avec les banques ?

Il faut faire la différence à mon sens entre l'Europe et les États-Unis. Chez nous, puisque nous leur avons versé beaucoup d'argent, on aurait dû imposer des contre-parties aux banques. On aurait dû supprimer les bonus, les obliger à prêter davantage aux particuliers et aux entreprises, leur interdire certaines activités et moraliser les pratiques en crédit immobilier. Comme on n'a rien fait de tout cela, les pratiques antérieures ont continué. Cela a généré une colère dont le mouvement Occupy Wall Street est l'expression la plus visible. En acceptant les "robot-signeurs" pour les saisies immobilières par exemple, on a couvert des actes illégaux. Il faut bien comprendre que la contribution nette de Wall Street à la société américaine est négatives. Cela a créé un très fort sentiment d'injustice.

jeudi 20 octobre 2011

La finance disqualifiée selon Paul Jorion

Il y a six mois, Paul Jorion, blogueur influent (ses billets hebdomadaires sont lus entre 200.000 et 400.000 fois, suscitant jusqu'à 300 commentaires) et auteur du récent Le capitalisme à l'agonie, publiait une tribune dans Le Monde. Son titre ? "La finance disqualifiée".

Paul JorionPaul Jorion dans sa maison bretonne.

Selon lui, et tout le confirme jusqu'ici, l'industrie financière ne se plie pas à l'intérêt général pour sortir de la crise. Malheureusement, les autorités ne semblent pas prêtes à phagocyter le terrorisme financier à l’œuvre. Aucune régulation mondiale, aucune régulation nationale. Il est vrai que Goldman Sachs (pour ne citer qu'elle) sait bien placer ses banquiers : ils font partie de l'administration Obama (un esclave) et de la Banque Centrale Européenne : Mario Draghi, vice-président de la branche européenne Goldman Sachs est actuellement président de la BCE.

Existe-t-il des éléments pour étayer l'hypothèse que chaque établissement financier fera prévaloir l'intérêt général sur son intérêt particulier ? Hélas, non : le déroulement de la crise en 2007 et 2008 suggère au contraire qu'il s'agit d'une croyance infondée.

Paul Jorion cite le rapport du Sénat américain rendu public le 13 avril 2011 qui confirme que le bankster Goldman Sachs, la Deutsche Bank et d'autres, ont non seulement trahi la confiance de certains de ses meilleurs clients en leur vendant des produits financiers structurés de manière à être de la plus mauvaise qualité possible, mais qu'elle a mis au point de nouveaux produits dérivés (les CDO « synthétiques ») pour parier sur la perte de l'ensemble du secteur du crédit hypothécaire américain.

Le rapport du Sénat décrit le responsable du crédit hypothécaire chez Goldman Sachs promettant à son équipe de commerciaux des primes « ginormous » - une contraction des mots « gigantic » et « enormous » - s'ils parvenaient à vendre ces produits. Dans un mail, l'un des dirigeants de la banque en Australie dit, à propos de la découverte d'un gogo à qui l'on pourra vendre ces produits avariés : « Je crois avoir trouvé un éléphant blanc, un cochon volant et une licorne, tout en un ! »

Les établissements financiers en question poursuivent aujourd'hui leurs activités en toute quiétude. Aucun de leurs dirigeants n'a été inculpé. Mieux, on les retrouve assis aux tables de négociation, faisant objection aux propositions des régulateurs qui représentent la communauté dans son ensemble.

vendredi 2 septembre 2011

Bankster : Goldman Sachs encore poursuivi par la FED

La Banque centrale des États-Unis (FED) a annoncé le 1er septembre qu'elle envisageait d'imposer une amende à Goldman Sachs pour les "pratiques anormales" de sa filiale Litton Loan Servicing. Goldman Sachs a vendu le 29 août cette société impliquée dans un gigantesque scandale de saisies immobilières irrégulières (les fameuses foreclosures), mais "sera responsable du paiement" de toute amende qu'infligera la FED.

Lloyd Blanfein BanksterLloyd Blankfein, PDG de Goldman Sachs : ce voleur impuni court toujours.

Encore un rebondissement du foreclosuregate

Comme elle l'avait fait pour les autres groupes impliqués en avril, la FED a imposé à Goldman Sachs de faire réaliser un audit indépendant de toutes les procédures de saisies qui étaient en cours chez Litton en 2009 ou en 2010, afin de déterminer le montant du préjudice financier causé aux emprunteurs lésés.

La Fed et d'autres régulateurs avaient rappelé à l'ordre en avril 14 groupes financiers américains impliqués dans ce scandale, parmi lesquels des établissements de premier plan, comme Bank of America, Citibank, JPMorgan Chase, PNC et Wells Fargo, ainsi qu'une filiale de l'assureur MetLife et la banque britannique HSBC. Goldman Sachs n'avait pas été citée ce jour-là.

Une série en cours de banksterisme pour la Goldman Sachs

Parmi les récents délits reprochés à Goldman Sachs, on peut citer deux exemples, pour lesquelles la banque s'en sort en signer un chèque dérisoire. Lloyd Blanfein, le PDG de la banque, n'est toujours pas en prison, prétend œuvrer pour Dieu, et a triplé son salaire en 2011 (passant de 600.000 à 2 millions de dollars par an) :
  • En juin 2010, Goldman Sachs a accepté de payer 550 millions de dollars pour solder une plainte de l'autorité américaine de régulation des marchés boursiers (SEC) qui l'accusait d'avoir trompé ses clients avec des investissements liés au marché immobilier
  • L’Administration nationale des caisses d'épargne (NCUA) a assigné en justice Goldman Sachs, l'accusant de fausses déclarations quand elle lui a vendu des titres "contestables" et lui réclamant 491 millions de dollars.

mercredi 24 août 2011

La Deutsche Bank fraude en Corée du Sud

Deutsche Bank a confirmé le 22 août que quatre de ses employés faisaient l'objet de poursuites en Corée du Sud pour avoir mené des transactions boursières illégales dans le pays. La justice sud-coréenne les accuse d'avoir illégalement empoché plus de 41 millions de dollars (soit 28 millions d'euros) en une seule séance à la Bourse de Séoul le 11 novembre 2010. Ce jour-là l'indice boursier sud-coréen Kospi avait anormalement chuté dans les dix dernières minutes de la séance.

Deutsche Bank : la banque allemande de l'avenir...

Déjà condamnée à 642.000 euros d'amende en février 2011...

La maison de courtage de Deutsche Bank à Séoul est également poursuivie. Les enquêteurs sud-coréens l'accusent d'avoir effectué des opérations d'arbitrage incorrectes sur certains marchés durant cette fameuse séance. Deutsche Bank a affirmé que sa maison de courtage sud-coréenne "nie les accusations", qu'elle n'a "jamais autorisé à violer la réglementation du marché" et qu'elle avait l'intention de se défendre.

En février, la Bourse de Séoul a déjà infligé à Deutsche Bank une amende record d'un milliard de wons (soit 642.000 euros) dans cette affaire. Par ailleurs certaines activités de la maison de courtage de Deutsche Bank à Séoul font l'objet de 6 mois de suspension depuis le 1er avril.

... et condamnée à 541.000 euros le 22 mars 2011 !

Le 22 mars dernier, Deutsche Bank avait été condamnée à 541.000 euros par la Cour fédérale de Karlsruhe, la plus haute juridiction allemande, pour avoir joué contre les intérêts d'un de ses clients. La banque avait conseillé à Ille, une entreprise de robinetterie, d'investir dans un produit financier "complexe" (comprendre "toxique" ou "pourri"). Autrement dit, Deutsche Bank gagnait de l'argent quand Ille en perdait. Du banksterisme pur et simple.

mardi 23 août 2011

Goldman Sachs et la fraude... après Enron et Worldcom

Le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein (qui, rappelons-le, prétend "œuvrer pour Dieu") a engagé un avocat extérieur à la société pour le conseiller suite à la publication en avril d'un rapport du Sénat américain très critique envers la banque d'affaire, connu pour son bankstérisme superactivé directement opératoire.

Lloyd Blankfein Goldman SachsLloyd Blankfein, PDG de Goldman Sachs, futur Prix Nobel de la Paix.

La commission du Sénat avait fustigé le mode de fonctionnement de Goldman Sachs et relevé que l'établissement avait souvent pris le parti de spéculer au détriment de ses propres clients. En juin 2010, Goldman Sachs avait accepté de payer 550 millions de dollars (une blague) pour solder une plainte de l'autorité américaine de régulation des marchés boursiers (SEC) qui l'accusait d'avoir trompé ses clients avec des investissements liés au marché immobilier.

Enron, Worldcom... et Goldman Sachs

Le juriste engagé par Lloyd Blankfein est Reid Weingarten, un avocat pénaliste réputé ayant par le passé représenté l'ancien PDG de WorldCom et un ex-comptable d'Enron. Quand on connaît l'escroquerie monumentale qu'a constitué Enron, qui fit faillite en 2001, suite à des manipulations financières et autres opérations frauduleuse, on a de quoi frémir. Sans parler de Worldcom qui, en 2001 et 2002, a déclaré près de 11 milliards de dollars de revenus totalement fictifs, avant de faire faillite. Goldman Sachs entre dans l'indigne lignée de ces entreprises criminelles.

Un porte-parole de Goldman Sachs a sobrement commenté : "comme il est commun dans de telles situations, M. Blankfein et d'autres personnes qui doivent être entendues dans le cadre de l'enquête du département de la Justice concernant certains problèmes soulevés par le rapport (d'une commission d'enquête du Sénat) ont engagé un avocat".

Goldman Sachs et le financement de la politique américaine

Rappelons que Goldman Sachs est le deuxième plus grand financeur de la politique des États-Unis depuis ces vingt dernières années, avec un versement de 36,7 millions de dollars aux hommes et partis politiques. Des dépenses qui ont tendance à fortement augmenter ces dernières années. Ce sont d'ailleurs les candidats démocrates qui profitent le plus de cette générosité.

Lire également :

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- Le "socialiste" Strauss-Kahn vend l'Europe à Goldman Sachs
- Goldman Sachs ou Goldman "Sex" ?

mercredi 17 août 2011

Max Keiser et la guerre mondiale financière

Dans un nouvel entretien pour Russia Today, le 11 août, l'analyste financier Max Keiser, pourfendeur des banksters, revient sur les conséquences de la dégradation de la dette américaine sur les marchés français et sur la nouvelle offensive de Wall Street : s'attaquer aux dettes souveraines pour faire encore plus de profits et appauvrir les pays. Une véritable Troisième guerre mondiale, selon Max Keiser. Une guerre mondiale financière dans laquelle les pays sont impuissants : "les hedge funds, les agences de notation et les banques de Wall Street marchent désormais ensemble pour déstabiliser la dette des pays".

La Société Générale, BNP et le Crédit Agricole sont insolvables

Concernant la France, selon Max Keiser, "les banques françaises sont pleines de dérivés toxiques. Les banques d'investissement avec les agences de notations et les hedge funds attaquent maintenant les banques françaises [...] La Société Générale, BNP, le Crédit Agricole sont insolvables. Leurs bilans comptables contiennent six à dix fois plus de dettes que ce qu'ils ne peuvent rembourser. Mais cela est caché".



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