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mardi 12 avril 2011

La banque irlandaise AIB dans le rouge !

La banque Allied Irish Banks (AIB), récemment nationalisée (et détenue à 90% par l'État), a déclaré ce matin une perte de 10,4 milliards d'euros en 2010. Cette perte est près de cinq fois plus élevée que pour 2009. Les dépôts des clients ont ainsi diminué de 22 milliards d’euros l’an passé. Malgré les 13,3 milliards alloués fin mars dans le cadre du plan de sauvetage des banques irlandaises, l'établissement annonce la suppression de 2.000 postes d'ici à l'année prochaine.


Un plan de restructuration irlandais déjà compromis

Effectivement, fin mars, AIB recevait déjà à elle seule 13,3 milliards d’euros lors du dernier plan de renflouement des banques par l'État. Parmi les mesures du plan de sauvetage mis en place par l’Irlande figure la création de deux "piliers" : l’un naîtra de la fusion d’AIB avec la société de crédit EBS, l’autre reposera sur la Bank of Ireland. Un plan qui ne commence pas très bien, c'est le moins que l'on puisse dire !

Affaire à suivre dans la faillite progressive des banques et des États de l'euroland.

vendredi 5 novembre 2010

Chaos économique et social en Irlande


Ça sent de plus en plus le chaos en Irlande. L'année 2011 s'annonce même explosive.

Brian Lenihan, le ministre des Finances irlandais, a annoncé le 4 novembre les prémisses de son futur plan de rigueur dont le but est d'économiser près de 6 milliards d'euros en 2011 et de réduire les dépenses de l'Etat de près de 10 %. L'Irish Independant évoque un "bain de sang de 6 milliards d'euros" ! A long terme, l'Irlande doit économiser 15 milliards d'euros sur une période de 4 ans afin de réduire son déficit de 32 %, record dans la zone euro, à 3 % en 2014. Les détails du budget seront précisés le 7 décembre prochain.

Un projet ambitieux (et impossible à réaliser) salué par la Commission Européenne.

Le plan de rigueur a, d'une certaine manière, déjà commencé. Le HSE, Health Service Executive (l'administration de la Santé), a annoncé un plan destiné à "encourager" plusieurs milliers de son personnel à accepter un licenciement volontaire ou un départ à la retraite anticipé.

Pendant ce temps-là, le 3 novembre, 25.000 étudiants irlandais ont manifesté dans les rues de Dublin pour protester contre une augmentation du coût d'entrée dans les universités - passant du simple au double. La manifestation s'est d'ailleurs terminée avec des violences et des clashes entre la police et une poignée d'entre eux. Le syndicat des étudiants a reproché à des groupes de gauche d’être à l’origine de "violences destructrices et anti-sociales".


Manifestation des étudiants devant le ministère des Finances, à Dublin, le 3 novembre.

lundi 20 septembre 2010

La banque centrale européenne sauve l'Irlande de la banqueroute




Jean-Claude Trichet n'en croit pas ses yeux ! Damnés d'Irlandais !

Information du Financial Times, relayée par Zero Hedge : la semaine dernière, la banque centrale européenne (BCE) a dû acheter pour 237 millions d'euros de bonds souverains irlandais pour éviter au pays de connaître une banqueroute, quelques mois après la Grèce. La BCE est également intervenue auprès de la Grèce et du Portugal...

So much for phasing out the bond purchasing programme. The latest weekly ECB data suggest that the ECB bought €237m worth sovereign bonds last week, the highest since the middle of August. Still small in absolute size, the paper notes, it is a sign of continuing problems in eurozone bond markets. Irish traders last week reported that the ECB had been in the market to support Irish bonds, whose yield spread to German bunds rose to new record levels. The article suggested that the ECB was also buying Greek and Portuguese bonds.

mercredi 25 août 2010

L'Irlande se rebelle contre Standard and Poor's



Dépêche AFP : le Trésor irlandais a critiqué aujourd'hui la décision de l'agence de notation financière Standard and Poor's de baisser d'un cran la note de la dette de l'Irlande, jugeant l'analyse de celle-ci "défaillante". S&P a abaissé le 24 août la note de l'Irlande de "AA" à "AA-", avec perspective négative, ce qui signifie qu'elle pourrait être encore abaissée dans un avenir proche.

L'Irlande, un pays plus très standard mais bien plus pauvre ?

L'Agence nationale de gestion du Trésor (NTMA) note en substance que S&P prend en compte des scénarios de coûts du sauvetage des banques irlandaises "extrêmes", sans pour autant inclure dans ses comptes toute la valeur des biens ainsi sauvegardés, dans un communiqué.

Pour Glenn Maguire, économiste chez Société générale CIB, la dégradation de la note irlandaise et de la situation d'Anglo Irish Bank relance le débat surles tests de résistance bancaires européens. La décision de Standard & Poor's «sous-entend que «les «stress tests» devraient être plus fréquents et plus… stressants», selon l'économiste. Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a d'ailleurs suggéré mardi que ces opérations pourraient être organisées plus souvent.

mardi 17 août 2010

Les nonnes irlandaises contre Morgan Stanley et Deutsche Bank



Déluge d'articles sur cet événement atypique mais bien symptomatique de notre époque : des nonnes irlandaises poursuivent devant la justice britannique les banques Morgan Stanley et Deutsche Bank, les accusant de leur avoir fait perdre des millions d'euros.

A l'attaque de Morgan Stanley et la Deutsche Bank !

Des nonnes irlandaises ? Plus exactement les Sisters of charity of Jesus and Mary, une organisation religieuse internationale dont le mot d'ordre est "Cor unum anima una", soit "Un cœur, une âme". Deux choses que les banques n'ont visiblement pas... Voir le site des Sisters ici.

Les Sisters of charity of Jesus and Mary font partie de 88 investisseurs (particuliers et institutions religieuses) qui accusent les banques d'avoir agi en leur défaveur dans la gestion de titres adossés à des obligations de la banque allemande Dresdner Bank, achetés en 2005 pour un total de 5,88 millions d'euros. Une plainte a été déposée devant un tribunal londonien le 10 août, selon le cabinet d'avocats.

Selon les plaignants, la banque d'affaires Morgan Stanley s'était engagée à racheter les titres dans le cas où ils seraient dégradés, mais elle ne l'a fait qu'avec retard, causant des pertes financières à ses clients. Morgan Stanley et une structure affiliée, Saturns Investments Europe Plc, "ont délibérément ou par négligence failli (à leur obligation) de racheter des titres" quand les bons sur lesquels ils étaient adossés ont été dégradés au rang "d'obligations pourries" en janvier 2009, selon la plainte.

L'information est relayée entre autres sur Bloomberg, le Huffington Post, le Wall Street Journal ou RTE News.