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mercredi 17 août 2011

Le gouverneur du Texas menace Ben Bernanke (FED)

Rick Perry Bernanke 2012
Lors d'un discours devant les électeurs d'Iowa prononcé le 15 août, Rick Perry, Gouverneur du Texas, candidat à l'investiture républicaine pour les présidentielles, s'en est pris à Ben Bernanke, Président de la Réserve fédérale des États-Unis (FED), en raison de sa politique de "planche à billets" ("facilités quantitatives" dans la novlangue de l'oligarchie financière).

Rick Perry a donc déclaré: "si ce type imprime davantage de billets d'ici l'élection, je ne sais pas ce que vous autres ferraient de lui dans l'Iowa, mais nous le traiterions assez mal chez nous au Texas. Créer plus de monnaie pour influer sur la politique en ce moment particulier de l'histoire américaine serait en quelque sorte perfide ou traître à mon sens".

Critiques des Démocrates et des Républicains

Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a répliqué le lendemain : "quand on est candidat à la présidence, il faut faire attention à ce qu'on dit, car les mots ont plus d'impact. Nous prenons très au sérieux l'indépendance de la banque centrale».

Du côté républicain, le principal conseiller et stratège politique de George W. Bush (ancien gouverneur du Texas puis président des États-Unis, a également critiqué Rick Perry : "accuser Bernanke d'être un traître à son pays - la trahison est un crime passible de la peine de mort - et lui dire qu'il va être traité d'une bien sale manière s'il se rend dans le Texas, ce n'était pas présidentiel et c'était inutile" (voir cette vidéo de Fox News).

jeudi 21 juillet 2011

Sauvetage de la Grèce ou sauvetage de l'euro ?

Enième acte du sauvetage de la Grèce : La Tribune a publié un entretien avec Freddy van den Spiegel est professeur d'économie financière à l'Université Libre de Bruxelles et ancien chef économiste de BNP Paribas Fortis. Pour Freddy van den Spiegel, le sauvetage de la Grèce est "un test qui permettra de savoir si les politiciens européens sont encore convaincus que l'euro est une bonne idée".

Freddy van den SpiegelFreddy van den Spiegel et son nounours fétiche.

Réduction de la souveraineté budgétaire

Si un plan de sauvetage est accepté, Freddy van den Spiegel affirme qu'il faudra "accepter de perdre une partie de sa souveraineté budgétaire et d'avoir un mécanisme de solidarité un peu comparable à ce qui existe aux États-Unis".

Quant à l'implication des banques, celles-ci "peuvent être une partie de la solution si on ne leur demande pas de porter un trop lourd fardeau qui exigerait de les secourir à leur tour. Elles pourraient par exemple allonger les maturités des titres détenus dans leurs portefeuilles à condition que cela soit à un taux et dans des proportions acceptables [...] Si la classe politique est claire sur une solution et une solidarité à long terme, c'est raisonnable. Je dirais donc plutôt que c'est un acte de foi des banques dans leurs propres politiciens".

Ben Bernanke juif fed conference presseBen Bernanke et sa main droite.

Aux États-Unis, Ben Bernanke fait n'importe quoi

On admirera la pique adressée au Président de la Banque Fédérale Américaine (FED), Ben Bernanke, accusé de "faire n'importe quoi" en monétisant la dette. Rappelons que le 22 juin dernier, à l'occasion d'une conférence, Ben Bernanke avait déclaré : "je n'ai aucune d'idée quant à savoir pourquoi l'économie irait mieux mais elle ira mieux". Ce Bernanke est décidément un incompétent de première. Dire que Forbes l'a classé 8ème personne la plus puissante du monde en 2010... cela fait froid dans le dos.

Freddy van den Spiegel conclut donc : "la Banque centrale européenne est déjà allée au-delà de ce qui est dans le traité européen. Contrairement à Ben Bernanke, Jean-Claude Trichet ne peut pas faire n'importe quoi. Il peut monétiser un peu mais il y a des limites et elles ont été atteintes".