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mercredi 21 décembre 2011

La SEC poursuit les ex-patrons de Freddie Mac et Fannie Mae

Le gendarme de la Bourse aux États-Unis, la Securities and Exchange Commission (SEC), a lancé des poursuites contre les ex-patrons des organismes de financement immobilier para-publics Fannie Mae et Freddie Mac, les accusant de "fraude boursière". Dans un communiqué, la SEC accuse six ex-dirigeants de Fannie Mae et Freddie Mac d'avoir "eu connaissance et d'avoir approuvé des déclarations trompeuses affirmant que les deux entreprises détenaient des parts très faibles de prêts hypothécaires très risqués" (subprimes).

freddie mac

L'ex-directeur général de Fannie Mae Daniel Mudd, l'ancien directeur du risque Enrico Dallavecchia, et l'ancien responsable des prêts hypothécaires aux familles individuelles Thomas Lund sont visés par la plainte de la SEC, déposée dans un tribunal de New York. Le gendarme boursier américain attaque aussi en Justice l'ancien PDG de Freddie Mac Richard Syron, l'ancienne administratrice Patricia Cook, et l'ancien responsable des garanties de prêts hypothécaires aux familles individuelles Donald Bisenius.

Les deux entreprises elles-mêmes ont passé un accord à l'amiable avec la SEC selon lequel le gendarme de la Bourse accepte de ne pas les poursuivre et ne leur impose pas de sanctions financières, qui reviendrait à pénaliser le contribuable dans la mesure où les deux sociétés ne peuvent fonctionner sans des injections régulières de fonds publics, qui atteignent 164 milliards de dollars depuis le début de la crise.

Les mensonges de Fannie et Freddie sur les subprimes

Fannie et Freddie se contentent de reconnaître "leur responsabilité» dans les fausses déclarations financières incriminées". Toutefois les deux organismes ne nient ni n'acceptent être redevables envers les victimes de ces déclarations trompeuses. Robert Khuzani, le directeur des poursuites au sein de la SEC a commenté : "les dirigeants de Fannie Mae et Freddie Mac ont dit au monde entier que leur exposition aux subprimes était bien plus faible qu'elle ne l'était en réalité". Ainsi, Fannie Mae n'avait décrit dans ses documents financiers son exposition aux subprimes qu'à hauteur de 10% de son exposition réelle. "Ces présentations fausses de la réalité se sont déroulées à un moment où les investisseurs s'intéressaient de près à l'exposition des institutions aux prêts hypothécaires à risque (subprime), et ont trompé le marché sur le risque contenu dans le bilan des deux sociétés".

mercredi 18 août 2010

Cleveland contre Wall Street : le documentaire !



Ce documentaire de Jean-Stéphane Bron raconte l'histoire d'habitants de Cleveland, expulsés de leur maison pour avoir contracté un prêt abusif, assignant en justice des banques pratiquant les "subprimes"et autres crédits toxiques.


Histoire : le 11 janvier 2008, Josh Cohen et ses associés, avocats de la ville de Cleveland, assignent en justice les 21 banques qu’ils jugent responsables des saisies immobilières qui dévastent leur ville. Mais les banques de Wall Street qu’ils attaquent s’opposent par tous les moyens à l’ouverture d’une procédure. Le procès n'aura donc pas lieu... Jean-Stéphane Bron décide donc de simuler un procès avec des récits et des témoignages réels.

Voici la démarche du réalisateur :

Le 11 janvier 2008, la ville de Cleveland a décidé d’intenter un procès à toutes les banques qu’elle juge responsables des saisies immobilières qui la frappent. Vingt et une banques qui avaient vendu et acheté des titres subprimes se retrouvaient en position d’accusées. Je l’ai appris quelques jours plus tard, par voie de presse. L’info tenait en une brève, mais dans ces quelques lignes, j’ai vu le début d’une histoire. J’ai pensé à Erin Brokovitch, à ces combats épiques des faibles contre les puissants...

Il n’y a que les Américains et leur sens inné du récit pour savoir mettre en scène et dramatiser de telles confrontations... Cleveland m’était alors complètement inconnue. Je n’aurais pas même su la situer sur une carte ! Mais, deux semaines plus tard, j’étais sur place, où je rencontrais l’avocat de la ville, Josh Cohen, et les habitants expulsés. J’ai convaincu Josh de filmer ce qui devait encore être le vrai procès de Cleveland contre Wall Street. Presque une année plus tard, le temps de financer le film, il y a eu un retournement de situation : les banques mettaient tout en œuvre pour éviter l’affrontement, et j’ai compris que le vrai procès n’aurait pas lieu.

Ce retournement a ouvert, au fond, le champ au cinéma. Tout à coup, je cessais de courir désespérément après la réalité, j’avais enfin l’occasion de prendre les choses en main. C’est ainsi qu’est née l’idée de mettre en scène le procès. À Cleveland, j’ai découvert une ville emblématique de la crise et des dérives du capitalisme. C’est un symbole historique d’abord : une cité industrielle de la Rust Belt, à la croisée de tous les enjeux du moment. Le déclin de l’industrie, la toute-puissance d’une finance stérile qui ne cherche qu’à s’auto-reproduire, mais aussi une insécurité endémique.

Extrait du documentaire, en salles le 18 août :



mercredi 4 août 2010

Citigroup paie 75 millions de dollars pour éviter un procès


Le New York Times nous apprend que la banque financière Citigroup a préféré payer 75 millions de dollars à la SEC, l'organisme de régulation et de contrôle du marché financier américain, pour éviter un procès. Citigroup était accusée de fraudes aux subprimes ! Comme bien d'autres, la banque avait truqué ses comptes pour que ses pertes n'apparaissent pas.

"Bright Lights, Big Citi".

Le 15 juillet dernier, Goldman Sachs avait déjà accepté de payer 550 millions de dollars pour éviter le même type de procès.

Elles sont vraiment la main sur le cœur, ces banques ! Malheureusement, il y aura toujours des gauchistes primaires pour les critiquer. On croit rêver !