Affichage des articles dont le libellé est Occupy Wall Street. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Occupy Wall Street. Afficher tous les articles

lundi 30 janvier 2012

Jeffrey Sachs et le monde sans leadership moral

jeffrey sachs
Dans une tribune publiée ce matin dans Les Échos, Jeffrey Sachs, directeur de l'Institut de la Terre à Columbia et conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies pour les objectifs du Millénaire pour le développement, souligne le fait que le monde actuel ne connaît pas seulement une crise économique mais également une crise morale. Pour Jeffrey Sachs, il manque des hommes de la trempe de Vaclav Havel... Ce n'est pas très gentil pour Nicolas Sarkozy (il voulait moraliser la finance ?) ou Barack Obama (le toutou de Wall Street et de George Soros)... Extraits :

La mort de Vaclav Havel est intervenue à l'heure où des manifestations majeures se déroulaient en Russie en protestation contre la fraude électorale ; où les violences en Égypte opposaient les activistes prodémocratie à une armée inébranlable ; où la Chine rurale se soulevait contre la corruption des fonctionnaires locaux ; et où la police aux États-Unis démantelait violemment les campements d'Occupy Wall Street. La réalité d'aujourd'hui est celle d'un monde dans lequel la richesse se traduit en pouvoir, et le pouvoir est au service de la richesse personnelle, aux dépens du pauvre et de l'environnement naturel. Alors que les puissants détruisent l'environnement, engagent des conflits armés sous de faux prétextes, fomentent des soulèvements sociaux, ils ne semblent pas prendre conscience qu'eux-mêmes et leurs enfants devront aussi payer le prix lourd. Mais, à la différence des titans de la dissidence d'hier, nous sommes dotés des instruments que constituent les médias sociaux pour diffuser des messages, surmonter l'isolement et mobiliser des millions pour soutenir les réformes et le renouveau. Aussi, et surtout, nous bénéficions de la constante inspiration que constitue la vie d'un Vaclav Havel.

jeudi 22 décembre 2011

Conférence internationale "Leur dette, notre démocratie" le 15 janvier

En partenariat avec Médiapart, Attac organise le dimanche 15 janvier 2012 à Paris (12è) la conférence internationale "Leur dette, notre démocratie" qui rassemblera des animateurs des luttes sociales et citoyennes et des chercheurs venus de France, d'Europe et d'ailleurs, pour mettre en débat la dette publique, sa légitimité, les mouvements sociaux qui émergent et les stratégies pour refonder l'Europe sur des bases démocratiques.

attac mediapart conference

Déroulé de la journée

- 9h30-12h30 La dette publique contre les peuples : pour l'audit citoyen
- 14h15h30: Indignation et pouvoir des citoyens : refonder la démocratie ?
- 15h45-16h30: Le tribunal populaire des banques (une coproduction théâtrale Attac-Compagnie Naje)
- 16h30-18 h30: Crise européenne : peut on encore éviter le pire ?

Avec notamment : Cristina Asensi (Movimiento 15M, Espagne), Geneviève Azam (Attac), Marie Laurence Bertrand (CGT), Isham Christie (Occupy Wall Street, USA), Philippe Corcuff (sociologue), Thomas Coutrot (Attac), Raquel Freire (Movimento 12 março, Portugal), Susan George, Manolis Glezos, Bernadette Groison (FSU), Nicolas Haeringer (Attac), Jean-Marie Harribey (Attac), Stéphane Hessel , Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Frédéric Lordon (Economistes atterrés), Dominique Plihon (Attac), Yves Sintomer (politiste), Eric Toussaint (CADTM), Aurélie Trouvé (Attac)...

mercredi 2 novembre 2011

Occupons la Défense le 4 novembre

occupons la defense
Reproduction de l'"Appel aux journalistes et aux blogueurs", publié le 2 novembre par le mouvement Occupons la Défense. A relayer.

A partir de vendredi 4 novembre 2011, 17h, nous occuperons le quartier d’affaire de La Défense.

Par leur traitement des différents mouvements de contestation qui ont lieu partout dans le monde, les médias nous indignent de plus en plus ! Comment peuvent-ils traiter des sujets aussi graves et indignants en une petite colonne ou dans un sujet télévisé d’à peine une minute ?

Les questions de la création monétaire, du rôle de la BCE (et de la récente nomination de son nouveau président), de la crise actuelle de la zone euro et de la finance mondiale, de l’illégitimité du G20 et de la précarisation des citoyens (entres autres) sont expédiées et traitées avec fatalité.

Il ne passe pas une journée sans qu’une nouvelle information nous indigne toujours plus. Pour passer pas mal de temps sur le terrain, dans la rue, la population est dans sa très grande majorité tout aussi indignée que nous. Nous ne sommes pas des utopistes marginaux. De grands noms de l’économie, de la sociologie et des médias (encore trop peu nombreux) soutiennent notre cause et saluent nos actions.

Nous posons alors la question suivante : Pourquoi, les journalistes (dont les emplois sont de plus en plus précarisés et la liberté de ton de plus en plus menacée) ne nous soutiennent pas plus ouvertement ? Nous avons besoin d’eux et de vous, amis blogueurs, pour ouvrir les yeux à la majorité de la population et pour leur montrer que, contrairement à ce qui se dit dans les journaux télévisés, la révolte est bien là, que d’autres solutions sont possibles et proposées.

Nous en avons assez du traitement de nos actions dans les médias. Toujours minimisées, trop peu expliquées et souvent ridiculisées.

Nous en appelons donc aujourd’hui à chacun d’entre vous: que votre blog soit visité par 5, 10, 100 ou 10.000 personnes par jour à relayer notre appel, à diffuser les informations sur l’occupation de la Défense et sur les aberrations du monde dans lequel on vit et que nous voulons changer.

Nous sommes les 99%, nous sommes indignés, nous sommes de plus en plus révoltés, nous ne les laisserons pas nous décourager !

Liens utiles :

http://occupyfrance.org
http://paris.reelledemocratie.com
http://facebook.com/occupyfrance
http://facebook.com/occuponsladefense
http://twitter.com/occupydefense
http://twitter.com/occupyfrance
http://twitter.com/acampadaparis

mardi 25 octobre 2011

Carte de l'insurrection mondiale contre l'occupation bancaire

Occupy Wall Street aux États-Unis, les Indignés en Europe... La colère populaire monte contre le féodalisme bancaire. On appelle ça la "Global Insurrection Against Banker Occupation", "GIABO" pour les intimes. Ci-dessous, voici une carte répertoriant toutes les villes et les pays en "résistance" : Vancouver, San Francisco, Mexico San Juan, Stockholm, Londres, Madrid, Berlin, Séoul, Hong Kong, Tokyo, Sydney, Auckland... mais également la Mauritanie, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, le Liban, Israël, le Yémen ou l'Irak...

Le mouvement est en plein essor. reste que rien ne passe vraiment en France, pourtant naguère un pays contestataire, parfois sanguinaire... Avec les Français (et leur ministre adoré François Baroin), les banquiers ont encore de beaux jours devant eux !

global insurrection against banker occupationCliquez sur la carte pour l’agrandir.

lundi 24 octobre 2011

Joseph Stiglitz soutient Occupy Wall Street

Joseph Stiglitz
De passage à Paris, Joseph Stiglitz, chef de file des néokeynésiens et prix Nobel d'économie 2001, s'est entretenu aux Echos. Il estime que le mouvement Occupy Wall Street exprime le sentiment d'injustice ambiant envers un secteur financier dont "la contribution nette à la société américaine est négative". Il estime que l'incapacité de Barack Obama à réguler la finance américaine est un de ses échecs majeurs. Cependant, Stiglitz est un peu léger, par exemple, quand il parle du "sentiment d'injustice"des citoyens à l'égard de Wall Street. Ce n'est pas qu'un sentiment, Joseph ! Extraits.

Vous êtes allé soutenir les Indignés de Wall Street la semaine passée...

Oui. Et je vais vous raconter une anecdote à cet égard. Quand je suis allé rendre visite au mouvement "Occupy Wall Street", j'ai voulu prendre la parole. Or, les policiers m'ont interdit d'utiliser un mégaphone ! Alors que c'était un dimanche et que personne n'habite là ! Il y a trop de régulation contre la démocratie, mais pas assez contre Wall Street.

Considérez-vous que l'on n'est pas assez exigeant avec les banques ?

Il faut faire la différence à mon sens entre l'Europe et les États-Unis. Chez nous, puisque nous leur avons versé beaucoup d'argent, on aurait dû imposer des contre-parties aux banques. On aurait dû supprimer les bonus, les obliger à prêter davantage aux particuliers et aux entreprises, leur interdire certaines activités et moraliser les pratiques en crédit immobilier. Comme on n'a rien fait de tout cela, les pratiques antérieures ont continué. Cela a généré une colère dont le mouvement Occupy Wall Street est l'expression la plus visible. En acceptant les "robot-signeurs" pour les saisies immobilières par exemple, on a couvert des actes illégaux. Il faut bien comprendre que la contribution nette de Wall Street à la société américaine est négatives. Cela a créé un très fort sentiment d'injustice.