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mardi 5 juin 2012

Le PDG de Goldman Sachs accable le fraudeur Rajat Gutpa

Le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein (qui a avoué accomplir l’œuvre de Dieu), a confirmé le 4 juin devant un tribunal de New York que l'ancien administrateur de la banque d'affaires,  Rajat Gupta, soupçonné de délit d’initié, avait pris part régulièrement à des réunions ultra confidentielles du conseil.

Lloyd Blankfein, PDG de Goldman Sachs et artisan de Dieu.

C'est la deuxième fois que le patron de Lloyd Blankfein témoigne dans l'affaire Gupta, grand nom de la finance aux États-Unis, âgé de 63 ans, d'origine indienne, accusé d'avoir transmis des informations confidentielles à son ami et partenaire en affaires, le milliardaire d'origine sri-lankaise Raj Rajaratnam qui se serait appuyé sur ces conseils pour réaliser des opérations financières. Rajaratnam est le patron fondateur du fonds d'investissement Galleon, et a été condamné le 13 octobre dernier à 11 ans de prison.

Évoquant une réunion stratégique organisée par la puissante banque à Saint Pétersbourg en Russie, Lloyd Blankfein a déclaré : "le fait que cela fasse partie de la réunion du conseil d'administration signifiait que c'était confidentiel".

La défense de Gupta affirme de son côté que le financier, qui clame son innocence, n'a jamais tiré profit des faits qui lui sont reprochés et lundi devant le tribunal son avocat, Gary Naftalis, a reproché à l'accusation de "présenter une affaire sur la base de rumeurs".

lundi 21 mai 2012

Le Royaume-Uni à la présidence de la BERD

Les Anglo-Saxons tiennent désormais les leviers du pouvoir à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Le 18 mai, c'est en effet le candidat britannique, Sir Suma Chakrabarti, qui a été élu à la présidence de cette institution, chargée initialement d'aider les pays de l'ancien bloc soviétique à passer à l'économie de marché. Les sujets de la reine détiennent déjà les postes de direction des institutions financières, de la communication, ainsi que des risques et ressources humaines au sein de la hiérarchie de la BERD.

Sir Suma Chakrabati, nouveau Président de la BERD.

Manœuvres du Royaume-Uni pour évincer le duo franco-allemand


M. Chakrabarti, 53 ans, directeur général du ministère de la justice et ancien conseiller du premier ministre travailliste Tony Blair, a recueilli les voix de 34 gouverneurs (actionnaires) de la BERD sur les 61 votants à bulletin secret, représentant 55 % du capital. Avec 15 suffrages, soit 29 % des parts, le Français Philippe de Fontaine Vive, longtemps présenté comme favori, est arrivé en deuxième position. Il a devancé le président sortant, l'Allemand Thomas Mirow.

L'élection de M. Chakrabarti marque un tournant dans le fonctionnement de la BERD. Depuis sa fondation en 1991, l'institution avait été dirigée alternativement par les Français et les Allemands. C'est pourquoi, avec l'accord de Berlin, Paris avait proposé la candidature de M. de Fontaine Vive, vice-président de la Banque européenne d'investissement, dont le cursus répondait au profil d'une organisation dont l'essentiel des prêts va au secteur privé. Malgré un bilan globalement positif lors de son premier mandat, M. Mirow n'avait pas bénéficié du soutien de la chancelière Angela Merkel, qui appuyait le Français. A la surprise générale, le Royaume-Uni a renié un accord informel de 1991, en vertu duquel il détenait un siège à la direction de la BERD, mais laissait la présidence au duo franco-allemand.

David Cameron : thumbs up !


La redoutable machine diplomatique du Foreign Office s'est mise en branle. La priorité du premier ministre britannique, David Cameron, était d'empêcher que l'attribution du poste de président soit décidée par les seuls membres de la zone euro. Qu'importe que M. Chakrabarti ait fait l'essentiel de sa carrière dans l'aide au développement, qui n'est pas du ressort de la BERD. A écouter le Foreign Office, l'effet de la crise de la zone euro sur les pays d'intervention de cette enseigne, présente dans 29 pays d'opération, la préservation pour la BERD de la note financière maximale AAA et surtout l'extension des activités à quatre pays méditerranéens (Maroc, Égypte, Tunisie, Jordanie) nécessitaient un dirigeant d'une autre trempe que le Français. La preuve, laissaient entendre les diplomates de Sa Majesté, est que Paris envisageait de lui substituer Xavier Muscat, à l'époque secrétaire général de l’Élysée. Ce dernier a eu beau démentir la rumeur, rien n'y a fait.

Fort du support de la Pologne, qui présentait un candidat ayant peu de chance vu sa faible connaissance de l'anglais, et de la Suède, qui ne fait pas partie de la zone euro, le ministre des finances britannique, George Osborne, a empêché le Conseil européen des ministres des finances du 15 mai de choisir le candidat français. De plus, faute d'accord, la Commission européenne et la Banque centrale d'investissement, qui représentent 6 % des suffrages, ont été contraintes de s'abstenir lors du vote du 18 mai.

Mario Monti : le changement c'est maintenant !


Goldman Sachs est  de la partie, bien sûr...


Vu l'absence de candidat unique européen, les États-Unis et le Japon ont soutenu Londres. Le premier ministre italien, Mario Monti, ancien conseiller de Goldman Sachs à Londres et grand admirateur de la City, a aussi rompu la solidarité au sein de la zone euro, se ralliant aux Britanniques. Si Londres a fait une "campagne sérieuse", affichant "une diplomatie ferme", selon M. Osborne, Paris, occupée par la présidentielle, a été inaudible.

M. de Fontaine Vive n'a pu compter que sur l'appui du directeur du Trésor français, Ramon Fernandez. Entré en fonctions le 16 mai, le nouveau ministre de l'économie et des finances, Pierre Moscovici, n'a pas eu le temps de prendre ses marques pour venir en aide au candidat. Avec la présidence aux mains d'un Britannique, dont le français et l'allemand sont très "basiques" d'après sa biographie, et la première vice-présidence traditionnellement détenue par un Américain, la BERD devrait accentuer sa réorientation vers les espaces extra-européens.

Source : Le Monde

lundi 30 avril 2012

Un ex-banquier de Goldman Sachs parie sur l'Europe

C'est un banquier comme les rêve Hollywood. Avec ses chemises blanches amidonnées, ses 54 ans sportifs, son débit rapide et la maîtrise jusqu'à la dernière décimale des arcanes des bilans, Christopher Flowers incarne le financier de Wall Street guindé et sûr de lui. Or, voilà que l'ex-associé de la banque Goldman Sachs, brillamment reconverti dans le capital-investissement, a décidé de se transférer avec armes et bagages à Londres "pour parier sur l'Europe", affirme, jeudi 26 avril, le Financial Times.



"Aux yeux de M. Flowers, un spécialiste des institutions financières, le secteur bancaire européen va devoir se séparer d'actifs pour renforcer ses ratios de capitaux. Ces avoirs périphériques seront vendus au rabais " : selon Peter Hahn, professeur à la Cass Business School, le vétéran de Wall Street entend racheter bon marché des institutions financières sous-évaluées pour les redresser au forceps avant de les revendre rapidement au plus cher, en empochant la plus value.

L'intérêt que porte Chris Flowers au secteur financier européen n'est pas surprenant. Fondée en 2000, sa société J. C. Flowers & Co possède déjà une kyrielle de participations dans des organismes financiers européens de taille moyenne. Récemment, la société de "private equity" a acquis un courtier italien, une petite compagnie d'assurance belge, une banque hypothécaire allemande et une caisse immobilière britannique. Elle vise désormais les établissements non bancaires, à l'instar des compagnies d'assurance.

Le nouveau tropisme européen de ce financier rusé et ambitieux n'est pas dénué d'arrière-pensées. De mauvais placements ont pénalisé la performance de ses fonds d'investissements aux États-Unis comme dans les pays émergents. Le flux de fusions-acquisitions, son autre fonds de commerce, s'est tari. Surtout, J.C. Flowers a perdu des plumes dans la faillite, en 2011, du courtier new-yorkais MF Global, présidé par son compère et mentor, l'ancien PDG de Goldman Sachs, Jon Corzine.

Source : Le Monde

vendredi 23 mars 2012

Greg Smith, Goldman Sachs et le New York Times

Voici la traduction de la tribune de Greg Smith, ex-responsable de 33 ans des produits dérivés pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient de Goldman Sachs, qui avait écrit le 14 mars dans le New York Times une tribune assassine sur la banque. Ce qu'on savait déjà. Mais cela ne fait pas de mal d'avoir des témoignages d'employés de Goldman Sachs, une banque qui, selon Greg Smith, n'hésite pas à vendre des produits inadaptés à ses clients du moment que le profit est au rendez-vous.

greg smith goldman sachs
Greg Smith, héros tricard à vie à Wall Street.

Aujourd’hui, c’est mon dernier jour chez Goldman Sachs. Après presque 12 ans passés dans l’entreprise – d’abord comme stagiaire, l’été, tout en étudiant à Stanford, puis à New York pendant 10 ans, et maintenant à Londres – je crois que j’y ai travaillé assez longtemps pour pouvoir expliquer sa culture d’entreprise, parler de ses employés et de son identité. Et, pour être honnête, je peux dire que l’environnement de travail y est désormais toxique et destructeur comme jamais auparavant.

Pour décrire le problème dans les termes les plus simples, les intérêts du client demeurent très éloignés de la façon dont l’entreprise fonctionne et gagne de l’argent. Goldman Sachs est l’une des banques d’investissement les plus puissantes et les plus importantes au monde, mais elle est bien trop intégrée à la finance mondiale pour se permettre de continuer à agir de la sorte. L’entreprise a tellement changé depuis que je l’ai rejointe, dès la sortie de l’université, que je ne peux plus, en toute conscience, dire que je m’identifie à ce qu’elle représente.

culture entreprise
La culture d'entreprise, c'est bath !

Cela pourrait sembler surprenant à un public sceptique, mais la culture d’entreprise a toujours été une part essentielle de la réussite de Goldman Sachs. Travail en équipe, intégrité, humilité, et intérêt du client érigé en principe. La culture d’entreprise était l’ingrédient secret qui a fait de cette entreprise un haut lieu de la finance mondiale et nous a permis de gagner et conserver la confiance de nos clients durant 143 ans. Il ne s’agissait pas seulement de gagner de l’argent, ce qui ne suffirait pas à maintenir pérenne une entreprise si longtemps. Cela avait à voir avec un sentiment de fierté et de loyauté envers l’entreprise. Je suis triste, lorsque je regarde autour de moi aujourd’hui, de ne voir presque plus trace de cette culture qui m’a fait tant aimer travailler au sein cette entreprise pendant ces nombreuses années. Je n’ai plus cette fierté, ni cette loyauté.

Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Durant plus d’une décennie, j’ai recruté et encadré les candidats tout au long de notre épuisant processus de recrutement. J’ai été choisi pour faire partie des 10 personnes (sur une entreprise en comptant de plus de 30 000) qui apparaissent sur notre clip vidéo de recrutement, lequel est diffusé sur tous les campus universitaires que nous visitons à travers le monde. En 2006, j’ai géré le programme des stages d’été de vente et de négociation à New York pour 80 étudiants du cycle supérieur, 80 étudiants sélectionnés parmi des milliers.

Je savais qu’il était temps de partir quand j’ai réalisé que je ne pouvais plus regarder les étudiants dans les yeux et ne pouvais plus leur dire que c’était l’endroit idéal pour travailler.

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Lloyd Blankfein, bientôt dans l'Enfer de la Divine Comédie de Dante.

Lorsque l’on écrira l’histoire de Goldman Sachs, on pourra indiquer que le PDG actuellement en poste, Lloyd C. Blankfein, et le président du conseil, Gary D. Cohn, ont laissé se perdre cette culture d’entreprise sous leur mandat. Je crois vraiment que ce déclin éthique de la firme représente la seule véritable menace pour sa survie à long terme.

Au cours de ma carrière, j’ai eu le privilège de conseiller deux des plus grands hedge funds de la planète, cinq des plus grands gestionnaires d’actifs des États-Unis, et trois des fonds souverains les plus importants du Moyen-Orient et d’Asie. Mes clients possèdent des actifs pour un total de plus de 1000 milliards de dollars. J’ai toujours eu beaucoup de fierté à les conseiller et à faire ce que je crois profitable pour eux, même si cela signifiait moins d’argent pour l’entreprise. Ce point de vue est de plus en plus impopulaire chez Goldman Sachs. Un autre signe qu’il était temps de partir.

Comment en sommes-nous arrivés là ? La firme a changé la façon dont elle concevait le leadership. Auparavant, le leadership c’était donner des idées, donner l’exemple et prendre les bonnes décisions. Aujourd’hui, si vous rapportez simplement assez d’argent à l’entreprise (sans que vous n’ayez tué personne), plus vous serez promu aux plus hautes responsabilités.

Désormais, quelles sont les trois façons de faire pour devenir rapidement un leader?

  1. Il faut promouvoir les « orientations » de Goldman Sachs, autrement dit, pousser ses clients à acheter des actions ou d’autres produits financiers dont nous essayons de nous débarrasser, parce qu’ils n’ont qu’un faible potentiel de rendement.
  2. “Elephants Hunt” en anglais, « La chasse aux éléphants” : convaincre ses clients – certains intelligents, d’autres moins – de négocier en Bourse ce qui rapportera le plus de profits à Goldman Sachs. Vous pouvez me trouver démodé, mais je n’aime pas vendre à mes clients un produit qui n’est pas adapté pour eux.
  3. Se trouver un poste où votre travail consiste à vendre un produit opaque, non liquide ayant un acronyme composé de trois initiales.

Aujourd’hui, beaucoup de ces directeurs n’adhèrent plus du tout à la culture Goldman Sachs. J’assiste à des réunions de vente de dérivés où pas une seule minute n’est consacrée à rechercher comment nous pouvons aider nos clients. Il s’agit essentiellement de trouver comment on peut leur soutirer plus d’argent. Si vous étiez un Martien débarquant dans une de ces réunions, vous ne pourriez pas croire que le succès d’un client ait pu faire partie du processus de réflexion.

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Muppets ("guignols") : les clients vus par les banksters de Goldman Sachs.

Ça me rend malade de voir comment on parle, sans pitié, de « gruger » les clients. Au cours des 12 derniers mois, j’ai vu cinq directeurs généraux différents, quelques fois même dans des emails internes, qualifier leurs propres clients de guignols. Même après les affaires de la SEC, Fabulous Fab, Abacus, God’s work, Carl Levin, Vampire Squid ? Pas d’humilité ? Allons, allons. L’intégrité ? Elle se désagrège. Je n’ai pas connaissance d’éventuels comportements illégaux, mais est-ce qu’on incite les clients à acheter des produits compliqués et lucratifs, alors que ce ne sont pas les produits les plus simples ou ceux correspondant à leurs objectifs ? Absolument. Chaque jour, en fait.

Ce qui me stupéfie, c’est que la haute direction passe outre une vérité fondamentale : si les clients ne vous font pas confiance, ils finiront par cesser de faire des affaires avec vous. Que vous soyez intelligent ou non ne rentre pas en ligne de compte.

Ces jours-ci, la question la plus fréquemment posée par les analystes juniors sur les dérivés est : “Combien d’argent nous sommes-nous fait sur le dos de ce client?” Cela me dérange à chaque fois que je l’entends, car c’est une réflexion qui émane des comportements observés chez leurs dirigeants et qui modèle la façon dont ces analystes juniors vont se comporter. Maintenant, projetez-vous dans 10 ans : vous n’avez pas besoin d’être un génie pour comprendre que l’analyste junior, tranquillement assis dans un coin de la salle, qui entend parler de « guignols », d’«arracher les yeux» et « faire payer » ne va pas exactement se transformer en un citoyen modèle [...]

vendredi 17 février 2012

Encore un délit d'initié chez Goldman Sachs ?

Selon le Wall Street Journal, les États-Unis ont commencé à enquêter sur un possible délit d'initié par un analyste technologique de la banque d'affaires Goldman Sachs. Selon des sources, « l'enquête concerne Henry King, un analyste très en vue parmi les investisseurs du secteur technologique à cause de ses prévisions très justes sur les entreprises ». Des clients de Goldman Sachs se sont vus dire ces dernières semaines que M. King, qui dirigeait l'équipe d'analystes de recherche de la banque à Taïwan, était en congé, à la suite d'un voyage aux États-Unis plus tôt cette année.

lloyd blankfein goldman sachs
Lloyd Blankfein, le minable PDG de Goldman Sachs.

Goldman Sachs s'est refusé à tout commentaire de même que le bureau du procureur fédéral de New York. C'est la première fois que les activités de recherche d'une grande firme de Wall Street sont directement touchées par l'enquête des autorités fédérales sur des pratiques répandues de délit d'initiés, qui dure depuis plus de quatre ans. L'enquête s'était jusqu'à présent surtout focalisée sur les relations entre fonds spéculatifs et cabinets d'experts.

Goldman Sachs avait déjà été impliquée dans l'affaire Galleon, le plus gros délit d'initié jamais mis au jour aux Etats-Unis. Le fondateur de ce fonds spéculatif, Raj Rajaratnam, est aujourd'hui en prison. Un ex-administrateur de Goldman Sachs, Rajat Gupta, est accusé de lui avoir donné des informations confidentielles. Son procès doit s'ouvrir le 9 avril.

mercredi 21 décembre 2011

811 milliards d'euros pour éviter la faillite de la zone euro

Les États de la zone euro devront emprunter 811 milliards d'euros l'an prochain. Au cours des deux prochaines années, la zone euro devra emprunter 1.700 milliards, soit 19% de son PIB ! Une broutille... Les trois plus gros émetteurs sont l'Italie (231 milliards), l'Allemagne (187 milliards) et la France (178 milliards).

François Baroin
François Baroin, plus boy scout que Nicolas Dupont-Aignan...

Selon les calculs de la vertueuse banque d'affaires Goldman Sachs, les besoins de financement représenteront environ 17 % du PIB des quatre principaux pays de la zone (France, Allemagne, Italie, Pays-Bas) et monteront à plus de 21 % dans les pays dits périphériques. À plus court terme aussi, l'inquiétude est forte : selon les économistes (qui font du beau boulot depuis 2007 !) de la Société Générale, les États de la zone euro auront besoin d'emprunter 250 milliards d'euros au cours du seul premier trimestre 2012. Un mur de dette qui se dresse dans un environnement de marché incertain, alors que les instruments financiers de soutien à la zone euro (FESF, MES) ne seront pas encore disponibles...

jeudi 17 novembre 2011

La franc-maçonnerie européenne de Goldman Sachs par Marc Roche

Marc Roche, auteur de "La Banque - comment Goldman Sachs dirige le monde" (2010) et "Le capitalisme hors-la-loi" (2011) a publié le 16 novembre dans Le Monde un article sur le putsch européen de Goldman Sachs, symbole du banksterisme et de la voyoucratie de l'hyperfinance. En effet, le nouveau président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, le président désigné du conseil italien Mario Monti et le nouveau Premier ministre grec Loucas Papademos sont les figures totémiques de ce maillage serré. Sans compter, Otmar Issing, ex-membre du directoire de la Bundesbank et ancien économiste en chef de la BCE ; et l'Irlandais Peter Sutherland, un administrateur de Goldman Sachs International, qui a participé en coulisses au sauvetage de l'Irlande. Extraits :

Mario Draghi
Mario Draghi, nouveau président de la BCE.

Histoire de la conquête européenne de Goldman Sachs
Un petit retour en arrière s'impose à ce stade. C'est à Londres que l'aventure européenne de GS a commencé dans la foulée du " Big Bang " de 1986, la libéralisation totale de la City. Goldman Sachs International, la première filière à l'étranger, voit le jour. Les premiers conseillers pays non américains sont recrutés. Ces missi dominici doivent se servir de leur carnet d'adresses pour faire connaître la banque, qui est à l'époque un partenariat de taille moyenne sur le continent, l'informer des us et coutumes de la vie des affaires et de la situation politique.

A la fin des années 1980, le groupe s'étend au reste de l'Europe, en particulier en France, en Italie et en Allemagne. Dans l'Hexagone, Jacques Mayoux, ancien président de la Société générale qui fut également le patron du groupe sidérurgique Sacilor, est nommé vice-président de Goldman Sachs Europe. En 2004, Charles de Croisset, ancien patron du Crédit Commercial de France (CCF), lui succède.

Bon nombre de ces nominations ont été supervisées par l'ancien commissaire européen Peter Sutherland. L'Irlandais sait renvoyer l'ascenseur. Ainsi, en mai 2010, il a coopté Mario Monti pour le remplacer à la présidence européenne de la Trilatérale, un des plus prestigieux cénacles de l'élite internationale.

lundi 7 novembre 2011

Goldman Sachs : la zone euro pourrait être démentelée

Selon Jim O'Neill, président de Goldman Sachs Asset Management, le Portugal, l'Irlande, la Finlande, la Grèce pourraient sortir de la zone euro plutôt que de dépendre de règles budgétaires plus centralisées. Dans un entretien publié par le Sunday Telegraph, il affirme : "les Allemands veulent plus d'unité budgétaire avec l'idée d'un ministère des finances. Il est difficile d'imaginer que tous les pays qui ont rejoint la zone euro veuillent un tel régime, y compris celui qui est tellement en grande difficulté - la Grèce".

Jim O'Neill de la Goldman Sachs.

Selon Jim O'Neill, seuls l'Allemagne, la France et le Benelux sont faits pour une union monétaire. Il ajoute que des pays tels que la Finlande et l'Irlande, en tant que voisins d’États non membres de l'euro - la Suède et le Royaume-Uni - pourraient préférer quitter la monnaie unique, ce qui devrait se traduire par son appréciation.

lundi 31 octobre 2011

Nouvelle plainte de BYAF contre Goldman Sachs

Le fonds d'investissement australien Basis Yield Alpha Fund (BYAF) a porté plainte une nouvelle fois contre Goldman Sachs, lui réclamant plus d'un milliard de dollars pour lui avoir vendu des produits financiers à risque.

lloyd blankfeinLloyd Blankfein, PDG-bankster impuni de Goldman Sachs.

Déclarations fausses et trompeuses de Goldman Sachs

Le fonds BYAF, qui avait été débouté en juin devant la justice fédérale américaine, a cette fois porté plainte le 27 octobre devant la justice de l’État de New York. BYAF affirme que Goldman Sachs lui avait fait des déclarations fausses et trompeuses en lui vendant des produits intitulés Point Pleasant et Timberwolf en 2007 : en conséquence BYAF a perdu plus de 67 millions de dollars, plus des dommages substantiels .

Le plaignant réclame en justice à la fois ces fonds perdus, et en plus un milliard de dollars de dédommagements punitifs . En juillet une juge fédérale avait refusé de se saisir de la plainte, invoquant une récente décision de la Cour suprême américaine qui a estimé que les lois américaines sur les produits financiers ne s'appliquaient pas aux transactions effectués à l'étranger.

Pour plus de banksterisme Goldman Sachs, lire également :

- Bankster : Goldman Sachs encore poursuivi par la FED
- Goldman Sachs et la fraude... après Enron et Worldcom
- Le bankster Goldman Sachs mis en examen pour usage de faux
- Goldman Sachs : le salaire de Blankfein va tripler

jeudi 20 octobre 2011

La finance disqualifiée selon Paul Jorion

Il y a six mois, Paul Jorion, blogueur influent (ses billets hebdomadaires sont lus entre 200.000 et 400.000 fois, suscitant jusqu'à 300 commentaires) et auteur du récent Le capitalisme à l'agonie, publiait une tribune dans Le Monde. Son titre ? "La finance disqualifiée".

Paul JorionPaul Jorion dans sa maison bretonne.

Selon lui, et tout le confirme jusqu'ici, l'industrie financière ne se plie pas à l'intérêt général pour sortir de la crise. Malheureusement, les autorités ne semblent pas prêtes à phagocyter le terrorisme financier à l’œuvre. Aucune régulation mondiale, aucune régulation nationale. Il est vrai que Goldman Sachs (pour ne citer qu'elle) sait bien placer ses banquiers : ils font partie de l'administration Obama (un esclave) et de la Banque Centrale Européenne : Mario Draghi, vice-président de la branche européenne Goldman Sachs est actuellement président de la BCE.

Existe-t-il des éléments pour étayer l'hypothèse que chaque établissement financier fera prévaloir l'intérêt général sur son intérêt particulier ? Hélas, non : le déroulement de la crise en 2007 et 2008 suggère au contraire qu'il s'agit d'une croyance infondée.

Paul Jorion cite le rapport du Sénat américain rendu public le 13 avril 2011 qui confirme que le bankster Goldman Sachs, la Deutsche Bank et d'autres, ont non seulement trahi la confiance de certains de ses meilleurs clients en leur vendant des produits financiers structurés de manière à être de la plus mauvaise qualité possible, mais qu'elle a mis au point de nouveaux produits dérivés (les CDO « synthétiques ») pour parier sur la perte de l'ensemble du secteur du crédit hypothécaire américain.

Le rapport du Sénat décrit le responsable du crédit hypothécaire chez Goldman Sachs promettant à son équipe de commerciaux des primes « ginormous » - une contraction des mots « gigantic » et « enormous » - s'ils parvenaient à vendre ces produits. Dans un mail, l'un des dirigeants de la banque en Australie dit, à propos de la découverte d'un gogo à qui l'on pourra vendre ces produits avariés : « Je crois avoir trouvé un éléphant blanc, un cochon volant et une licorne, tout en un ! »

Les établissements financiers en question poursuivent aujourd'hui leurs activités en toute quiétude. Aucun de leurs dirigeants n'a été inculpé. Mieux, on les retrouve assis aux tables de négociation, faisant objection aux propositions des régulateurs qui représentent la communauté dans son ensemble.

mercredi 19 octobre 2011

Pression pour le développement durable aux Nations Unies

Le Monde rapporte que le 19 septembre dernier, jour de l'Assemblée générale des Nations unies, un collectif d'investisseurs, emmené par le deuxième assureur européen, le groupe britannique Aviva, a interpellé les chefs d’État pour réclamer une réglementation mondiale en matière de développement durable. Cette coalition, qui regroupe 40 organismes (ONG, établissements financiers, investisseurs), pesant plus de 1 600 milliards de dollars d'actifs sous gestion, a appelé " les États membres à instaurer un cadre politique mondial, exigeant des sociétés cotées et des grandes entreprises privées qu'elles intègrent les informations relatives au développement durable dans leur rapport annuel et leur comptabilité ou qu'elles expliquent pourquoi elles ne peuvent le faire ".

developpement durable

Accorder davantage de place aux questions de société et d'environnement

Les mesures prises en ce sens ces dernières années ne sont pas assez contraignantes et reposent sur le volontariat. Pourtant, nombre d'entreprises et d'institutions financières à travers le monde se sont engagées à accorder davantage de place aux questions de société et d'environnement dans leur stratégie. Quelques centaines ont même signé des engagements tels que les principes des Nations unies pour l'investissement responsable (PRI). En France, dans la continuité du Grenelle 2, la rédaction d'un rapport " développement durable " sera obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés. Mais ne nous leurrons pas, la qualité des informations déçoit.

Beaucoup de rapports relèvent de la cosmétique. Au niveau mondial, sur les 20 000 entreprises suivies par l'agence Bloomberg, plus de 75 % ne communiquent pas sur ces questions. La demande de la coalition est simple : que les États proposent " des mécanismes efficaces pour que les investisseurs puissent demander des comptes aux entreprises sur la qualité des informations publiées ". Pour se donner le meilleur écho possible, le collectif s'appuie sur des études publiées par Goldman Sachs et la banque allemande West LB. Ces deux protagonistes ont établi qu'il existait un lien entre la prise en compte du développement durable dans la stratégie des entreprises et leurs performances de long terme. Si même l'ogre américain de la finance Goldman Sachs découvre les vertus du développement durable, alors tout est possible.

vendredi 2 septembre 2011

Bankster : Goldman Sachs encore poursuivi par la FED

La Banque centrale des États-Unis (FED) a annoncé le 1er septembre qu'elle envisageait d'imposer une amende à Goldman Sachs pour les "pratiques anormales" de sa filiale Litton Loan Servicing. Goldman Sachs a vendu le 29 août cette société impliquée dans un gigantesque scandale de saisies immobilières irrégulières (les fameuses foreclosures), mais "sera responsable du paiement" de toute amende qu'infligera la FED.

Lloyd Blanfein BanksterLloyd Blankfein, PDG de Goldman Sachs : ce voleur impuni court toujours.

Encore un rebondissement du foreclosuregate

Comme elle l'avait fait pour les autres groupes impliqués en avril, la FED a imposé à Goldman Sachs de faire réaliser un audit indépendant de toutes les procédures de saisies qui étaient en cours chez Litton en 2009 ou en 2010, afin de déterminer le montant du préjudice financier causé aux emprunteurs lésés.

La Fed et d'autres régulateurs avaient rappelé à l'ordre en avril 14 groupes financiers américains impliqués dans ce scandale, parmi lesquels des établissements de premier plan, comme Bank of America, Citibank, JPMorgan Chase, PNC et Wells Fargo, ainsi qu'une filiale de l'assureur MetLife et la banque britannique HSBC. Goldman Sachs n'avait pas été citée ce jour-là.

Une série en cours de banksterisme pour la Goldman Sachs

Parmi les récents délits reprochés à Goldman Sachs, on peut citer deux exemples, pour lesquelles la banque s'en sort en signer un chèque dérisoire. Lloyd Blanfein, le PDG de la banque, n'est toujours pas en prison, prétend œuvrer pour Dieu, et a triplé son salaire en 2011 (passant de 600.000 à 2 millions de dollars par an) :
  • En juin 2010, Goldman Sachs a accepté de payer 550 millions de dollars pour solder une plainte de l'autorité américaine de régulation des marchés boursiers (SEC) qui l'accusait d'avoir trompé ses clients avec des investissements liés au marché immobilier
  • L’Administration nationale des caisses d'épargne (NCUA) a assigné en justice Goldman Sachs, l'accusant de fausses déclarations quand elle lui a vendu des titres "contestables" et lui réclamant 491 millions de dollars.

mardi 23 août 2011

Goldman Sachs et la fraude... après Enron et Worldcom

Le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein (qui, rappelons-le, prétend "œuvrer pour Dieu") a engagé un avocat extérieur à la société pour le conseiller suite à la publication en avril d'un rapport du Sénat américain très critique envers la banque d'affaire, connu pour son bankstérisme superactivé directement opératoire.

Lloyd Blankfein Goldman SachsLloyd Blankfein, PDG de Goldman Sachs, futur Prix Nobel de la Paix.

La commission du Sénat avait fustigé le mode de fonctionnement de Goldman Sachs et relevé que l'établissement avait souvent pris le parti de spéculer au détriment de ses propres clients. En juin 2010, Goldman Sachs avait accepté de payer 550 millions de dollars (une blague) pour solder une plainte de l'autorité américaine de régulation des marchés boursiers (SEC) qui l'accusait d'avoir trompé ses clients avec des investissements liés au marché immobilier.

Enron, Worldcom... et Goldman Sachs

Le juriste engagé par Lloyd Blankfein est Reid Weingarten, un avocat pénaliste réputé ayant par le passé représenté l'ancien PDG de WorldCom et un ex-comptable d'Enron. Quand on connaît l'escroquerie monumentale qu'a constitué Enron, qui fit faillite en 2001, suite à des manipulations financières et autres opérations frauduleuse, on a de quoi frémir. Sans parler de Worldcom qui, en 2001 et 2002, a déclaré près de 11 milliards de dollars de revenus totalement fictifs, avant de faire faillite. Goldman Sachs entre dans l'indigne lignée de ces entreprises criminelles.

Un porte-parole de Goldman Sachs a sobrement commenté : "comme il est commun dans de telles situations, M. Blankfein et d'autres personnes qui doivent être entendues dans le cadre de l'enquête du département de la Justice concernant certains problèmes soulevés par le rapport (d'une commission d'enquête du Sénat) ont engagé un avocat".

Goldman Sachs et le financement de la politique américaine

Rappelons que Goldman Sachs est le deuxième plus grand financeur de la politique des États-Unis depuis ces vingt dernières années, avec un versement de 36,7 millions de dollars aux hommes et partis politiques. Des dépenses qui ont tendance à fortement augmenter ces dernières années. Ce sont d'ailleurs les candidats démocrates qui profitent le plus de cette générosité.

Lire également :

- Le bankster Goldman Sachs mis en examen pour usage de faux
- Le "socialiste" Strauss-Kahn vend l'Europe à Goldman Sachs
- Goldman Sachs ou Goldman "Sex" ?

mercredi 10 août 2011

Le bankster Goldman Sachs mis en examen pour usage de faux

Goldman Sachs a prévenu ses actionnaires le 9 août que la perte de la note "AAA" attribuée à la des États-Unis pourrait lui avoir des conséquences sur ses résultats financiers. Dans son rapport trimestriel, Goldman Sachs a rappelé que l'agence Standard and Poor's avait abaissé cette note à "AA+", puis celle d'autres émetteurs de dette liés à l’État fédéral.

Goldman Sachs bankster evilGoldman Sachs : le Mal Absolu toujours impuni pour ses crimes.

Goldman Sachs se fait passer pour une victime

Selon Goldman Sachs, "ces décisions ont eu à l'origine un effet négatif sur les marchés financiers et bien que nous ne puissions prédire les répercussions à long terme sur ces marchés et leurs participants, ils pourraient être matériels et négatifs".

Des propos d'auto-victimisation à mettre en parallèle avec ceux de l'analyste financier Max Keiser, pour qui la dégradation de la note AAA des États-Unis est "exactement ce que veut Wall Street" car cela augmentera les taux d'intérêt et donc enrichira les banques d'affaires au détriment de la population. Selon Max Keiser, "JP Morgan et Goldman Sachs sont à la classe moyenne américaine ce que Buffalo Bill était à la population des bisons en Amérique. Leur intérêt, c'est de les exterminer".

Le bankster Goldman Sachs assigné en justice pour mensonge et usage de faux

L'Administration nationale des caisses d'épargne (NCUA) a assigné en justice la banque Goldman Sachs, l'accusant de fausses déclarations quand elle lui a vendu des titres "contestables" et lui réclamant 491 millions de dollars.

Goldman Sachs bankster evil jail
Selon la NCUA, "les vendeurs et les assureurs de titres contestables ont fait de fausses déclarations importantes dans les documents" visant à écouler ces produits, des titres adossés à des prêts immobiliers. Ces allégations "ont conduit les caisses d'épargne à croire que le risque associé avec cet investissement était minimal, alors qu'il était en fait substantiel".

La NCUA avait déjà porté plainte en juin et juillet pour des raisons similaires contre RBS et JP Morgan. Il réclame au total deux milliards de dollars et n'exclut pas d'intenter d'autres actions en justice.

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jeudi 4 août 2011

Max Keiser : ’’La dégradation de la dette US, c’est exactement ce que veut Wall Street !’’

L'analyste financier Max Keiser, pourfendeur des banksters du type Lloyd Blankfein (PDG de Goldman Sachs), a donné son analyse de la dégradation de la dette américaine. Pour lui, c'est "exactement ce que veut Wall Street". En effet, "changer la note AAA en junk leur [Wall Street] donnera plein de milliards de dollars de commissions". En verve, Max Keiser envoie un scud aux banksters bien connus mais impunis : "JP Morgan et Goldman Sachs sont à la classe moyenne américaine ce que Buffalo Bill était à la population des bisons en Amérique. Leur intérêt, c'est de les exterminer". Max Keiser en profite également pour tailler à juste titre Barack Obama, la "marionnette de Wall Street".



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- Goldman Sachs : le salaire de Blankfein va tripler
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lundi 16 mai 2011

Mario Draghi, DSK, le FMI et la BCE

Mario Draghi BCE FMI strauss khan kahn dsk
Selon une porte-parole de la Banque d'Italie, l'Italien Mario Draghi, qui fait figure de grand favori pour la présidence de la Banque Centrale Européenne (BCE), n'est "pas du tout intéressé" pour succéder éventuellement à Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI. Rappelons que DSK est actuellement dans une mauvaise passe en raison du déjà classique #bistougate.

Dominique strauss khan kahn dsk fmi sofitel opheliaDSK à New York, menotté et entouré de trois molosses.

Selon La Lettre de L'Expansion, Mario Draghi, qui devrait succéder à Jean-Claude Trichet à la présidence de la BCE, s'oppose fortement, en privé, à une restructuration de la dette grecque. Il estime qu'une telle décision pousserait les banques grecques vers la faillite et pèserait lourdement sur la crédibilité de l'euro.

Il faut noter que de 2002 à 2005, Mario Draghi a été le vice président pour l'Europe de Goldman Sachs, la quatrième banque d'affaires mondiale, si controversée, notamment pour son rôle dans la dette grecque. Un point de son CV qui pourrait lui nuire ? Le Point précise : "Mario Draghi a-t-il participé au maquillage des comptes d'Athènes ? Il s'en défend avec véhémence, revendiquant de n'avoir à cette époque travaillé qu'avec la clientèle privée de Goldman Sachs". L’Italien a d'ailleurs reçu il y a quelques jours l'adoubement de la Chancelière allemande Angela Merkel (peu avant sa rencontre avortée avec DSK) : "Je connais Mario Draghi. Il est très proche des conceptions allemandes: une culture de stabilité et défense d'une économie solide".

Affaire à suivre...

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- Le FMI prépare la vente et la destruction de la Grèce
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- DSK, le nouveau FMI et la reprise mondiale qu'il faut
- La Hongrie envoie paître le FMI

mardi 29 mars 2011

Goldman Sachs, le Conseil Européen et l'explosion de l'Union monétaire

Paul Goldschmidt, ancien administrateur de Goldman Sachs International et ancien directeur à la Commission européenne (un bon mélange des genres qui témoigne de l'influence de Goldman Sachs sur les pouvoirs publics internationaux - à ce propos, il faut se souvenir que le FMI a dernièrement nommé à la tête de son département Europe l'ancien dirigeant de Goldman Sachs, Antonio Borges, actuel prétendant à la direction de la Banque Centrale Européenne)... Paul Goldschmidt, donc, a publié sur le site de l'Institut Thomas More une tribune intitulée : "Le Conseil Européen du 25 mars a dégoupillé la grenade qui pourrait faire éclater l’Union Monétaire et... l’Union tout court !" Paul Goldschmidt a un sacré sens de la formule ! Et n'hésite pas à critiquer (ou)vertement le Conseil Européen. Morceaux Choisis :

Nicolas Sarkozy Conseil Européen de Bruxelles 25 mars 2011Nicolas Sarkozy au Conseil Européen de Bruxelles, le 25 mars 2011

Des liens entre la crise bancaire de 2008 et la crise des dettes souveraines de 2010

Sur le plan économique et financier, la faiblesse de la position du Conseil réside essentiellement dans son refus de confronter bille en tête la corrélation entre la crise bancaire de 2008 et celle de la dette souveraine de 2010.

En effet, l’ensemble des mesures proposées par le Conseil Européen concernant le « Semestre Européen », le renforcement du « Pacte de Stabilité et de Croissance » et le « Pacte pour l’Euro », traduisent la volonté de faire peser sur des mesures d’austérité fiscales et budgétaires l’essentiel des efforts à fournir pour limiter l’endettement et assurer la solvabilité des emprunteurs souverains de l’UEM.

Or, une grande partie de la dette accumulée par certains pays résulte directement de l’engagement d’octobre 2008 visant à éviter toute défaillance d’une banque de l’UE en général et de la zone Euro en particulier. Ainsi les Gouvernements allemand, français, espagnol belge, hollandais, irlandais, anglais etc. ont « secouru » leurs banques en s’endettant considérablement tout en évitant ainsi une crise systémique du marché financier global. Malgré ces interventions massives, le secteur bancaire européen reste extrêmement fragile à cause des risques accumulés vis-à-vis d’emprunteurs souverains surendettés et de prêts octroyés à leurs banques.

Vers la noyade de l'Union Européenne

Après 60 ans, l’UE se trouve au milieu du gué et doit choisir entre trois possibilités : soit elle avance et atteint progressivement l’autre rive parachevant le processus de « fédéralisation », soit elle abandonne le projet et essaye de sortir de l’eau avec le moins de dégâts possibles, soit elle s’acharne à lutter à contre courant et se noie ! Ce n’est qu’avec la volonté politique sans faille d’atteindre l’autre rive que les mesures décidées par le Conseil ont une chance d’être acceptables à l’opinion publique européenne. Les indications pointent malheureusement, par défaut, vers la troisième option.

Lire la tribune intégrale de Paul Goldschmidt : "Le Conseil Européen du 25 mars a dégoupillé la grenade qui pourrait faire éclater l’Union Monétaire et... l’Union tout court !"

Voir également :
- La conférence de presse de Nicolas Sarkozy à l'issue du dîner de travail du Conseil Européen (vidéo) et (retranscription)
- Le rapport de conclusion du Conseil Européen des 24 et 25 mars 2011 (35 pages)

mercredi 23 mars 2011

Le bankster Goldman Sachs licencie 5% de son équipe

Lloyd Blankfein CEO PDG Goldman Sachs bankster
Le Daily Mail informe que le parangon du bankesterisme, Goldman Sachs, a licencié la semaine dernière 5% de son personnel de courtage, soit 2.000 personnes, dans le cadre d'un processus annuel. Selon des commentateurs du monde de la finance, ces licenciements "pourraient vouloir dire qu'on réduit les coûts face à un chiffre d'affaires médiocre pour protéger les profits".

Lloyd Blankfein est un bankster

Rappelons que Goldman Sachs a utilisé frauduleusement des instruments financiers (en particulier un gigantesque « cross-currencyswap » de plus d’un milliard d’euros), identiques à ceux à l’origine de la crise systémique de la fin de 2008, pour dissimuler l’ampleur de la dette publique de la Grèce. Il s'agit là d'une des crapuleries de cette plaque tournante du banksterisme. Des banksters impunis puisqu'en 2010, Lloyd Blankfein, le PDG bankster de Goldman Sachs, a vu son salaire tripler ! Un véritable voyou, doublé d'une bêtise et d'une crasse immondes puisque c'est cette raclure arrogante qui se vantait, tel le malin sous cocaïne, "d'accomplir le travail de Dieu".

samedi 29 janvier 2011

Goldman Sachs : le salaire de Blankfein va tripler


Goldman Sachs a annoncé le 28 janvier que le salaire annuel de son PDG Lloyd Blankfein (qui affirme œuvrer pour Dieu) va passer de 600.000 à 2 millions de dollars. Les quatre autres cadres de l'entreprise voient les leurs tripler.

Le directeur d'exploitation Gary Cohn, le directeur financier David Viniar, et les deux vice-présidents Michael Evans et John Weinberg, toucheront chacun désormais 1,85 million de dollars. Bien sûr, ces sommes ne comprennent pas les primes que pourraient en outre toucher ces cadres dirigeants (et ils en toucheront quoi qu'il arrive, soyez-en sûrs !).

Pour en savoir plus :
- Goldman Sachs ou Goldman Sex ?
- Marc Roche : Comment Goldman Sachs dirige le monde
- Ces banques qui financent la politique américaine
- Le "socialiste" Strauss-Kahn vend l'Europe à Goldman Sachs

mercredi 19 janvier 2011

L'Espagne est trop grosse pour être renflouée


Selon Guillermo de la Dehesa, ancien secrétaire d’État espagnol à l’Économie (PSOE), président du Centre for Economic Policy Research (CEPR), et vice-Président (ou président du vice) chez Goldman Sachs Europe, l’Espagne est trop grosse pour être renflouée ("too big to fail"). Guillermo de la Dehesa explique cela dans un article qui vise à démontrer que les plans de sauvetage devraient s’arrêter à l’Irlande pour éviter que la crise de la dette souveraine dans la zone euro ne connaisse une contagion auto-réalisatrice. En conséquence, les plans de sauvetage ne devraient pas toucher au Portugal, et encore moins à l’Espagne.

En effet :
Le stock de la dette privée et publique espagnole détenue par les citoyens et les banques des autres pays membres de la zone euro atteint presque 500 milliards d’euros. Un plan de sauvetage de cette ampleur pourrait provoquer une crise bancaire. Autrement dit, le renflouement de l’Espagne pourrait représenter un point de non-retour pour la survie de l’euro. Néanmoins, pour éviter un plan de sauvetage, l’Espagne doit montrer au reste de la zone euro qu’elle met en œuvre ce qu’elle a promis de faire : compléter un ajustement budgétaire rigoureux, une deuxième série de réformes du marché du travail et de la négociation collective , une réforme des retraites, la mise en œuvre de la restructuration des caisses d’épargne, et le lancement de réformes de l’éducation et de la santé. Cela signifie une plus faible croissance à court et moyen terme, mais un potentiel de croissance supérieur à plus long terme.

En conclusion, pour Guillermo de la Dehesa,
les dirigeants de la zone euro ne peuvent mettre en danger 52 ans d’intégration économique européenne et 16 ans d’intégration monétaire. C’est pourquoi ils doivent prendre des mesures aussi vite que possible pour empêcher la crise actuelle de devenir auto-réalisatrice. Le problème se pose aujourd’hui, donc ils devraient cesser de dépenser leur énergie en discutant de ce qu’il faudra faire en 2013 et au-delà.

Lire l'article complet : "Dix raisons d’arrêter les plans de sauvetage".