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vendredi 5 novembre 2010

Faillite du studio mythique MGM !


La Tribune de Genève : la MGM se trouve au bord du gouffre. Les studios hollywoodiens se sont déclarés en faillite le 3 novembre. Il s’agit cependant là d’une manière de se protéger. Un plan d’apurement des dettes reste possible. Les créanciers ayant approuvé ce dernier, il appartient aux tribunaux de déclarer si le projet est valable. Ils ont trente jours pour dire oui ou non. De toute manière, il y aurait un repreneur. Cet acheteur, apparemment inimical, serait le milliardaire Carl Icahn.

Si la firme au lion s’écroule, ce sera la fin d’une aventure extraordinaire. En 1917, l’immigré Louis B. Mayer créait la Metro. Il produisait ses premières superproductions dès 1921. Citons pour cette époque «les Quatre cavaliers de l’Apocalypse». En 1924, la Metro fusionnait, sous l’égide de Marcus Loew avec la Goldwyn et la Mayer, une seconde société possédée par Louis B. C’était le grand début. Le triomphe mondial de Ben-Hur, en 1926, assurait son assise.

Apothéose dans les années 30 et 40

Dans les années 30 et 40, sous l’inamovible direction de Louis B., que seconda un temps le brillant Irving Thalberg, la MGM domina littéralement Hollywood avec une politique de prestige et l’habitude de prendre les plus grandes stars sous contrat exclusif. Les premières failles apparurent vers 1950 au moment du démantèlement. Une loi obligea alors les compagnies de production à se séparer de leurs salles de cinéma. Une fragilisation certaine sur le plan financier.

L’échec ruineux, en 1957, de L’arbre de vie, conçu comme un nouvel Autant en emporte le vent, creusa la seconde brèche. La compagnie dut renoncer à deux de ses spécialités: les dessins animés et les comédies musicales. Un second Ben-Hur, en 1959, la remit cependant en selle. Dès le milieu des années 60, elle n’eut cependant plus de projet artistique du tout. Impossible désormais de distinguer un produit MGM d’un autre de la Fox ou de la Warner.

Ava Gardner, actrice MGM.

Un mythe qui perdure

Ballottée, indéfiniment rachetée par un nabab, puis par une autre, la compagnie a longtemps valu par son catalogue ancien. Il s’agit aujourd’hui d’une coquille à peu près vide. Mais le mythe reste là, avec son lion rugissant et son inscription latine. Ars Gratia Artis. Tout un programme…

vendredi 8 octobre 2010

Warren Buffett clashe Wall Street comme un vrai gauchiste !


La nouvelle fait le bruit dans la presse anglo-saxonne (Telegraph, Bloomberg...) mais est passée presque inaperçue en France (L'Expansion et Pierre Jovanovic tout de même...) ! Lors d'un colloque sur les femmes les plus puissantes organisé par le magazine Fortune, le 5 octobre à Washington, le multimilliardaire Warren Buffett s'est lâché contre la politique fiscale des États-Unis, en critiquant les réductions d'impôts accordées aux plus riches par le président George W. Bush. Extraits :

"On va avoir besoin d'environ 20% du PIB pour financer tout ce qu'on croit avoir le droit d'avoir dans ce pays et personne ne va nous donner cet argent. Si vous ne le prenez pas auprès de gens comme moi, vous n'allez pas l'avoir de la part de ceux qui leur servent à manger. Je paie un plus bas taux d'imposition que la femme de ménage et ce n'est pas comme cela que le système devrait fonctionner."

On imagine la tête des rombières libertariennes ou néo-con en tailleurs de grands couturiers ainsi que leurs escrocs de maris, fondateurs de hedge funds et gredins aussi peu distingués que les mafieux irlandais du début du 20è siècle... Le dessert a dû mal passer et laisser des traces sur le veston coupé à Saville Row ! Car Warren Buffet ne s'est pas arrêté à la politique fiscale des États-Unis, il a démoli Wall Street et les requins qui s'y nourrissent.
"Wall Street fait beaucoup de bonne choses, mais s'est aussi un casino. C'est comme une église qui organiserait des tombolas le weekend."

Warren Buffett n'a pas mâché ses mots en s'adressant aux directeurs des banques renflouées par des fonds publics :
"Vous devriez faire faillite, vos femmes aussi."

L'avenir de la critique de Wall Street et de l'économie spéculative passera-t-elle par la parole de multimilliardaires ? Ô triste monde...

jeudi 16 septembre 2010

Goldman Sachs ou Goldman "Sex" ?


Nouvelle polémique pour Goldman Sachs. La banque américaine, dont les milliards de dollars engrangés en pleine crise ont irrité une partie de l'opinion, est accusée de discrimination par trois ex-employées.

Ces femmes décrivent un système "perverti" par un ensemble de pratiques en faveur des hommes, qui occupent la majorité des postes à responsabilité. Seulement 4 des 30 membres du comité de direction de Goldman Sachs sont des femmes, rappellent-elles.

Les managers de la banque auraient tendance à donner les missions les plus lucratives au sexe fort. La méthode d'évaluation annuelle de la banque permettrait aussi un traitement subjectif, soulignent les 3 ex-employées. Résultat, les femmes recevraient moins de promotions, et des bonus plus faibles que la moyenne (pauvres femmes, en effet...).

Le document soumis à une cour de justice fédérale de New York, que s'est procuré le Wall Street Journal, contient quelques détails sordides. L'une des plaignantes indique ainsi avoir été victime d'une agression sexuelle de l'un de ses collègues, marié, à la fin d'une soirée organisée par les employés de la banque dans un club de striptease.


Goldman Sachs, la très grande classe... Wall Street est une nouvelle fois entaché par une histoire sexuelle, peu de temps après le scandale des employés de la SEC, qui passaient leur temps à regarder des vidéos pornos au lieu de surveiller les bandits phallocrates de la finance...